Elections au Stud-book Selle Français: la parole à Robert Maury

vendredi 21 février 2014

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A l’approche des élections pour la présidence du Stud-book Selle Français, Cavadeos a rencontré les deux premiers candidats déclarés pour l’heure. Après l’interview de Pascal Cadiou hier, voici celle de Robert Maury.

Robert MAURY  largeP

Robert Maury

 Déjà  tenté par la présidence  de l’ANSF en 2012,  Robert Maury  a décidé de renouveler sa candidature à la tête de l’association de race. Cet auvergnat né à Chamalières (63)  en février 1950  est installé dans le Bourbonnais, entre Vichy et Lapalisse, au Haras d’Aurois qui abrite une quinzaine de poulinières et trois étalons faisant la monte en main. C’est désormais son  fils Jean-Philippe qui en a la gestion, son autre fils Franck étant devenu  directeur du Parc Fédéral de Lamotte depuis la démission de Pascal Bioulac qu’il secondait depuis plusieurs années.  Passionné  par les chevaux mais non issu du sérail, Robert Maury a d’abord travaillé comme commercial avant de créer son élevage il y a trente-cinq ans. Cavalier de CSO et CCE au meilleur niveau national, il a aussi monté en course en gentleman-rider. Son sens de l’engagement l’a conduit à s’impliquer dans différentes structures avec succès, puisqu’il préside le CRE (Conseil Régional Equitation) Auvergne depuis douze ans et  le Conseil du Cheval de cette région depuis quatre ans. Il est également depuis six ans du Conseil national des Régions FFE.

Cavadeos :  Quels sont les points forts de votre programme ?
Robert Maury : Ma profession de foi de 2012 a évolué car nous sommes dans une problématique d’élevage gravissime ! Les partants sur les concours d’élevage sont en baisse, le nombre d’adhérents aussi. Il faut remettre en route la dynamique de l’élevage français. Je veux recentrer les actions autour de la génétique avec le Selle Français Originel.  Tout en étant dans la logique d’amélioration par l’ouverture au sang étranger, notamment sur performance, il faut rester sur la base de 50% de sang SF en conservant nos souches françaises. C’est un élément qui doit pouvoir rassurer les  Normands ! Je veux travailler avec l’ensemble de la filière. Il faut se rapprocher des secteurs forts comme la FFE, les cavaliers sont nos clients.  La commercialisation sera un des axes à privilégier. Il y a trop d’opacité sur les ventes. Nous avons aussi  beaucoup à apprendre avec les courses : c’est un monde beaucoup plus professionnel avec plus de dirigisme par rapport aux enjeux, avec des cadres dont on ne peut pas sortir.  

On reproche parfois à l’ANSF d’être devenue une association d’étalonniers, ou une branche de la SHF, qu’en pensez-vous ?
C’est vrai que l’image de l’ANSF est trop collée à certains étalonniers. Nous devons davantage accompagner les éleveurs, et tous les éleveurs !  S’il y a quelques professionnels, voir semi-professionnels, qui tirent des revenus de l’activité d’élevage, 80 % sont des éleveurs « passionnels » et ce sont eux qui font vivre pas mal de professionnels ! Nous devons les aider car eux aussi sont confrontés à des coûts de plus en plus élevés. Nous avons aussi trop privilégié notre production sur le haut niveau : il faut mieux considérer tous les utilisateurs, et pour différentes disciplines. Quant à l’agrément des étalons, c’est à revoir car aujourd’hui on ne peut plus vraiment parler de programme d’élevage. Et les éleveurs ont de plus en plus de mal à comprendre notre rôle, donc il faut mieux l’expliquer et nous rapprocher notamment des régions. Côté gestion, je voudrais amener plus de financement pour les actions des régions.

Quelles sont vos relations avec Yves Chauvin, Président de la SHF ?
Je n’ai pas d’a priori contre Yves Chauvin et je l’ai soutenu dans sa démarche pour accéder à la tête de la SHF. Mais je ne cache pas que je me suis opposé à lui sur certaines prises de décisions « diktat ».  Je veux être plus dans la concertation. La SHF a mis en place un système de valorisation qui est envié par tous les étrangers. Le problème aujourd’hui, c’est le coût de cette valorisation.

De qui comptez-vous vous entourer ?
Il est difficile de faire une équipe aujourd’hui car le Conseil d’administration va changer avec les élections des correspondants régionaux. C’est un drôle de système où vous lancez votre candidature sans savoir qui va vous élire, et qui sera  avec vous demain !
Aurez-vous le temps de mener à bien votre mission ?
Je suis maintenant retraité, et donc j’ai des disponibilités. Mais je compte avant tout réunir des compétences autour de moi, c’est comme ça que je fonctionne au CRE et au Conseil du Cheval d’Auvergne.

Propos recueillis par Jocelyne Alligier

A lire aussi, l’interview de Pascal Cadiou, autre candidat d'ores et déjà en lice pour la présidence du studbook Selle Français, cliquez ici!

Les dates :

7 mars : envoi des courriers d’information, appel à candidatures
4 avril : clôture des candidatures
15 avril : envoi de la liste des candidats et du matériel de vote aux adhérents
7 mai : clôture des votes
20 mai : AG élective.

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