François Charpy, un grand homme de cheval est parti
dimanche 18 décembre 2016

François Charpy
François Charpy © Coll

Directeur du Haras du Pin pendant près de vingt ans, François Charpy était un homme de cheval accompli comme on n'en fait plus aujourd'hui. Il est décédé à 91 ans au terme d'une vie bien remplie.

Né dans une famille d'officiers des Haras, François Charpy a grandi aux Haras de Saint-Lô et de Lamballe puis a suivi la voie familiale pour, à son tour, embrasser la carrière d'officier des Haras après avoir réussi le concours de l'Agro.

Cavalier surdoué, François Charpy s'est illustré aussi bien dans les sports équestres que dans les courses. Vainqueur du Grand Cross de Corlay avec Venus, gagnant à Auteuil, il a souvent été tête de liste des gentlemen riders. En concours complet il faisait partie des meilleurs cavaliers français et avait été sélectionné pour les Jeux Olympiques d'Helsinki mais s'est malheureusement blessé en course avant les Jeux.  Il pratiquait également le concours hippique à haut niveau avec Graziella, une demi sang (voir photo) qu'il montait un week-end en cso et le week-end suivant en course. A cette panoplie d'aptitudes sportives équestres, il convient d'ajouter l'attelage. Il menait à 4 chevaux depuis l'âge de 17 ans.

Sa carrière d'officier des Haras l'a d'abord amené à être sous directeur du Haras de Tarbes, où ses quatre enfants Gwenaelle, Stéphane, Véronique et Erwan sont nés. Puis il a été sous directeur à 'Angers et revenu comme directeur à Tarbes avant d'exercer à Saint Lô puis au Haras du Pin où il arrive en 1973 et où il restera jusqu'à son départ à la retraite en 1991. Simultanément il avait aussi occupé le poste de Directeur Technique National de la Fédération, accompagnant la délégation française aux Jeux Olympiques de Mexico en 1968. Figure emblématique du haras du Pin où il habitait avec son épouse Monique et ses enfants, il contribuait à son rayonnement et à celui de l'élevage français . L'organisation du Championnat d'Europe d'attelage au Pin en 1979 avait été une grande satisfaction pour lui, qui avait remis à l'honneur cette discipline. Il était resté attaché à la région du Pin où il vivait et ne manquait pas une occasion de se rendre sur les hippodromes où sur les terrains de concours.

Visionnaire et volontaire, l'oeil bleu, vif, direct et espiègle parfois, animé par une passion du cheval qui ne l'a jamais quittée, il était l'un des derniers grands hommes des Haras Nationaux qui s'éteignent aujourd'hui en même temps que lui.

Ses obsèques auront lieu à l'église de Trun (61) le lundi 19 décembre à 11h.

A son épouse et à ses enfants , la rédaction de L'Eperon, adresse toutes ses condoléances.