Benjamin Cannelle : "le circuit prépare bien les jeunes"
lundi 02 octobre 2017

compiègne 2017  Benjamin Cannelle et Dolmen
Benjamin Cannelle et Dolmen © Elisabeth Gillion

Homme de spectacle mais aussi de compétition le meneur de Comtois Sébastien Cannelle a été à l'honneur lors des finales SHF de Compiègne qu'il apprécie pour ce qu'elles apportent à ses chevaux.

La finale SHF jeunes chevaux d’attelage 2017 se tient sur deux jours un peu discrètement sur l’hippodrome et le terrain du Grand Parc de Compiègne. Si la participation équivaut à celle de l’an dernier, la tendance globale est à la baisse, comme sur les terrains de concours amateur. « Il manque une catégorie, celle des poneys 3e année car il n’y a pas eu de sélection l’an dernier, en 2018, elle reviendra, » souligne-t-on à la SHF. Le jury présidé par Marie-Pierre Brunel note le dressage et la maniabilité. Pas de marathon à ce niveau. Sont admis en finale 2é et 3é année ceux qui ont obtenu au moins 2 primes ou plus (dont une 1e prime), la plupart des finalistes ont suivi 3 à 5 concours durant la saison. Ils sont classés « élite » avec une note dépassant 67, « excellent » entre 64 et 67 et « très bon » en-dessous.

Les meneurs présents sont plutôt contents. Sébastien Vincent, de Sacy-le-Grand (60) présente ses 5 ans : Crack Boum, (un KWPN et SF, que lui a confié le meneur international Anthony Hordé) et Nico, un brillant arabofrison : « ces épreuves sont utiles. A cet âge on ne leur demande pas grand-chose, juste comment ils développent, s’ils sont stables, quel est leur potentiel. La nouvelle reprise installée l’an dernier manque hélas d’allongements, C’est dommage car cela pourrait faire la différence entre les chevaux. » Chez les poneys, Typhaine Rivière, venue du Nord avec son welsh Lucky Boy : « c’est important de se retrouver devant des juges inconnus pour se remettre en question, voir le niveau après une seule saison ... voir aussi quelles erreurs je fais qui le poussent à la faute ... » Le Breton Eric Abrassart, un habitué, réalise une belle prestation avec Colchique des Prés, PFS (origine welsh cob et allemande) : « ce weekend est une fête après un circuit qui facilite la progression, sans sélection trop compliquée. » 

Eric comme Sébastien sont des professionnels, meneurs avertis, qui dirigent une école d’attelage, les amateurs se faisant rares sur le terrain. Confirmation chez les traits où la finale oppose 7 Comtois, 2 Bretons, 1 Boulonnais et 1 Mulassier poitevin. La forte présence des Comtois est l’œuvre de la famille Cannelle, éleveurs et valorisateurs dédiés à la race. « On vient chaque année avec un camion plein, avec d’autres éleveurs, » explique Benjamin Cannelle, dresseur et homme de spectacle, qui gagne sa série avec Dolmen. C’est important même s’il n’est jamais évident de présenter son animal chéri à des nouveaux juges ! La nouvelle reprise met bien en valeur le potentiel du jeune cheval, même s’il est dans des mains inadaptées. Et pour un éleveur professionnel, le circuit SHF à l’avantage de bien préparer les jeunes à la compétition, de les calmer, de leur apprendre à se tenir dans le camion, bref, ils  se vendent mieux.  Enfin, le circuit exige une maturité musculaire à 5 ans, qui oblige donc à un travail de fonds très tôt ; c’est utile pour le dressage. » La preuve ? Les Comtois réalisent la maniabilité tout au galop, avec légèreté et énergie, les antérieurs au carré, dans le temps. Pas mal !

 

Résultats/ www.shf.eu