Les frères Hauri, "business first !"

samedi 16 avril 2016 - Basse-Normandie

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Marcus (40 ans) et Thomas Hauri (36 ans) sont des figures suisses bien connues sur le circuit SHF. Leur père Max Hauri, cavalier international et grand marchand décédé début décembre 2015, leur a transmis le virus du business des jeunes chevaux. Ils en achètent une trentaine chaque année.

Thomas et Marcus Hauri largeL

Eric Fournier

Thomas et Marcus Hauri

"Un coup de téléphone d'Emmanuel Vincent, notre contact privilégié en Normandie avec Jacky Mistelli, et on se libère pour venir repérer et éventuellement acheter quelques bons jeunes. Oui le Selle Français a une certaine cote en Suisse où l'offre de jeunes chevaux est incomparable avec la France" racontent-ils en bord de piste.

Vous êtes sur tous les SHF ?
Evidemment non, il y a du travail à la maison. On a une ferme, on fait notre paille, notre foin et on se déplace beaucoup. Tout ça est très prenant mais aussi passionnant. On rencontre du monde et on est bien accueillis. Depuis le décès de notre père nous gérons l'entreprise familiale à Seon où il y a quarante cinq chevaux destinés au commerce, au sport avec Marcus et Adélaïde Lautie (normande expatriée au pays helvète il y a quelques années, ndla) qui font du CSI** et ***.

Quand et comment achetez-vous ?
On essaie d'être sur les tous premiers SHF, Auvers, Saint-Lô I... (peu au Haras du Pin ou à Deauville, ndla) en première partie de saison. Après les prix des bons chevaux flambent, les éleveurs propriétaires visent les finales de Fontainebleau avec des fourchettes de prix qui ne sont plus toujours dans notre créneau. On est concentré sur le bord du terrain avec le programme en mains et quand un cheval nous plaît on se dirige vers le paddock pour demander s'il est à vendre...et à quel prix. Les gens nous connaissent.

Quel type de chevaux vous intéresse?
Des femelles ou des hongres entre 4 et 6 ans. En Suisse un mâle n'a pas de perspective de rentabilité car l'élevage est quasi inexistant par rapport à la France. On cherche des chevaux commerciaux avec du sang et du look en étant vigilant sur les aplombs.

Est-ce difficile ?
Oui, tout le monde repère le même cheval, celui qui saute avec aisance et montre du potentiel sur les barres. Mais Emmanuel Vincent est notre contact sur place et c'est précieux. Il a l'oeil, il connaît les exigences du commerce et dispose d'un bon réseau susceptible de nous aider à cibler les chevaux. Et puis nous venons aussi hors saison de concours pour visiter quelques éleveurs quand Emmanuel a identifié des chevaux qui valent le déplacement.

Les origines ont t-elles de l'importance ?
Elles sont secondaires. Nous cherchons partout en Europe mais il est vrai que nous avons eu quelques succès avec les origines françaises à l'instar de Picsou du Chêne (Le Tot de Semilly) ISO 176/13 grand gagnant en CSI cinq étoiles avec Pius Schwizer, Sixtine de Vains (Calvaro, holst), ISO 168/15, qui vient de remporter le G.P de Wellington avec Ben Maher, Théodore Manciais (Kashmir Van't Schuttersho, sBs), ISO 132/15 avec Hans Dieter Dreher ou Tarioso Manciais (Arioso du Theillet), ISO 148/15 de Pius ou encore Tiopepe des Champs (Ogrion des Champs), ISO 147/15 avec Jos Lansink. Notre père avait un sacré carnet d'adresses entre Cherbourg et Le Pin et il était très attendu dans les écuries des éleveurs.

Vous vous êtes inspirés de son coup d'oeil ?
C'est vrai que son jugement était pointu. Nous achetons avec la même rigueur. Notre père avait commencé par acheter énormément de chevaux en Irlande. Les chevaux irlandais étaient très appréciés pour leur sportivité. Puis il a rencontré Alain Navet et les contacts normands se sont consolidés au fil des années jusqu'à ce qu'Alain Navet organise ensuite les contacts avec Jacky Mistelli qui est suisse.

Elevez-vous?
On s'y essaie avec Emmanuel. C'est lui qui gère ça pour nous. On a bien assez de chevaux à la maison. Inutile de ramener les poulains en Suisse, ils sont bien à manger de l'herbe en Normandie. Chez nous il y a peu d'espaces, les terres ne sont pas aussi propices pour l'élevage.
Les frères Hauri font partie de ces marchands qui étaient encore ces jours derniers aux SHF de Saint-Lô et Auvers comme le sont aussi très régulièrement les helvètes Werner Keller, Gian Battista Lutta ou Willy Melliger et d'autres.
 

Eric Fournier

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