NASH, peut mieux faire

lundi 27 octobre 2014 - Saint-Lô (50)

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Deuxième vacation des Ventes Nash dimanche à Saint-Lô et des indicateurs qui ne décollent pas.

Alain Hinard largeL

Eric Fournier

Alain Hinard

Hervé Lehmann qui tient les comptes annonce vingt chevaux vendus dimanche (50%), un prix moyen à 9100 € et 188 000 € de chiffre d’affaires contre 285 000 € la veille. On reste sur le Top Price à 34 000 € (voir la video ce dessous). Ni envolée des prix, ni chevaux qui font le spectacle, ce n’est d’ailleurs pas le positionnement de ces ventes qui cherchent davantage à aider les éleveurs, à écouler leur production.

« A Nash on peut faire de bonnes affaires ! ». Les organisateurs vont-ils longtemps se contenter de cette réputation ? Alain Hinard, LE pilier le plus actif de Nash, s’accroche. Courageux. « A l’année prochaine ! » disait-il au terme de la deuxième vacation. La journée du 5 septembre à Saint-Lô - Normandy Day - avait déjà était commercialement (très) morose. Il faudra trouver la motivation et les clés pour rebondir. Des chevaux à vendre il y en a. Probablement faudra t’il resserrer la sélection sur des critères qualitatifs. Facile à dire. Voir l'interview de Laurent Vincent, l'un des associés Nash ci dessous.

Qui fait des affaires à Nash ?

Quelques étrangers (bons chiffres à l’export) qui ont épluché les pedigrees et savent qu’en Normandie il reste des souches sérieuses. Ce critère est-il toujours prioritaire ? Les étrangers ne se focalisent pas non plus uniquement sur le modèle et parient sur douze à dix huit mois de délai pour servir ensuite le marché amateur avec des chevaux acquis ici. L’allemande Myriam Meylemanns qui avait acheté Opgun Louvo (Shogoun II) à Auvers sait qu’il y a de la qualité sportive en Basse-Normandie. Des SF taillés pour le sport. Nos voisins européens gardent un œil attentif sur la production Selle Français. C’est rassurant mais pas suffisant. Il est désormais évident qu’il faut être commercialement plus offensif. Nash mobilise son réseau mais l’agence normande a-t-elle les moyens et le temps pour l’étendre autant qu’elle le souhaiterait ? Des négociants achètent à l’amiable après les ventes. Des affaires sont en cours. Des marchands profitent des prix tirés vers le bas à cause d’une fiscalité française (TVA) peu incitative pour s’emparer de bonnes occasions. « En tout cas les éleveurs du cru peinent à s’y retrouver» entend on régulièrement. Ils rentrent tout juste dans leur frais après avoir pris des risques. Le prix moyen sur les deux jours était de 10 100 €. Grégory Berna nous dit avoir aussi pris des risques en achetant Call Me Casall (Top Price de Samedi à 34 000 €) 20 000 € en Belgique il y a six mois. Ajoutez les frais, la part de risques…. Ses efforts sont-ils rémunérés ? Les problématiques s’accumulent, les solutions ne sont pas simples à mettre en œuvre. Remettre tout à plat ? Se livrer à un peu de brainstorming ?

Défendre son poulain c’est bien, lâcher c’est parfois raisonnable.

Ce problème persiste et continue d’apparaître comme une entrave à de meilleurs chiffres. Nash devrait peut-être fixer des prix de retrait plus réalistes avec les vendeurs. Fences en a fait une règle.

Le pharmacien Christian Bihl (SCEA du Fougeray, affixe « de Vains » à Bacily (50), une centaine de chevaux et une production reconnue) a défendu bec et ongle son lot N° 74 Bilirubine de Vains (Jasper Bleu x Damoiseau d’Or) sœur utérine de l’internationale Sixtine de Vains (Calvaro) qui courait en parallèle le CSIW d’Helsinki avec Pius Schwizer (3ème du Grand Prix). Installé dans les tribunes Christian Bihl a finalement signé le Bon de Commande à 30 000 € et s’en est retourné avec sa jument qui a un temps fait illusion sur l’obstacle sans montrer toutefois la même dimension que sa sœur ainée. 

Eric Fournier

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0Commentaires

PHILIPPE P | 27/10/2014 19:30
Ce type de vente "pour faire plaisir" à tous les éleveurs et accepter à près tout et n'importe quoi est complètement archaïque.
Au Hanovre seulement 1 cheval sur 4 présentés est retenu pour les ventes et la quasi totalité des chevaux retenus se vend à chaque fois.

Ph. POPPE
 | 27/10/2014 17:11
sans vouloir défendre Mr Berna, il est naîf de penser que les professionnels font ca pour perdre de l'argent...On part donc déjà sur de mauvaise bases en analysant le sujet ainsi.
DOMINIQUE R | 27/10/2014 15:04
Il n'y a pas que les éleveurs du cru qui boivent le bouillon.Tous les éleveurs souffrent. En SF, ils prennent quatre ans de risque: un an de gestation, trois ans d'élevage. Avec tous les frais liés à l'élevage plus le débourrage, préparation...), plus les frais de la vente (inscription, visite véto...)il est désolant de voir des chevaux corrects atteindre ou même pas en majorité le prix moyen de 10000 euros devant une salle vide ou à peu près d'acheteurs pour ces NASH ! On compatit au malheur de M.Berna, qui , contrairement aux éleveurs,n' a fait qu' un bénéfice de 14000 euros sur six mois ! Cela c'est du business, pas de l'élevage. Chacun son truc.Mais mauvais exemple , en ces temps de disette! Par ailleurs ,que propose l'ANSF pour aider ses éleveurs ? D.Carlier. 62580 Thélus.



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