Dominique Theau, nouveau président de l’ANAA
Vendredi 13 mars s’est tenue l’assemblée générale annuelle de l’Association Nationale Anglo-Arabe. L’occasion de procéder à des élections qui ont permis à Dominique Theau d’être élu président. Le Charentais succède ainsi à Alain James, désigné président d’honneur.
Au total 12 des 19 candidats au Conseil d’Administration ont été élus pour un mandat de quatre ans (sur 24 administrateurs au total, renouvelés par moitié tous les deux ans) :
- Jean Catry (réélu)
- Patrick Davezac (réélu)
- Dominique Fonseca (réélu)
- Aurélien Lafargue
- Patrick Loudières
- Jean-Jacques Micas (réélu)
- Claude Mouysset
- Raphaël Pinthon (réélu)
- Michel Porte
- Éric Pouey
- Jacqueline Riondé (réélue)
- Dominique Théau (réélu)
Le CA s’est ensuite réuni afin d’élire le nouveau bureau, désormais composé comme suit :
- Président : Dominique Théau
- Vice-Président : Xavier de Lassence
- Vice-Président : Dominique Fonseca
- Trésorier : Jean Catry
- Secrétaire Général : Daniel Faille
Le bureau est complété par Isabelle Joye, présidente de la commission communication, Patrick Davezac, président de la commission courses, et Pierre de la Serve, président de la commission du livre généalogique.
Alain James, président sortant, a quant à lui été nommé Président d’Honneur. Il continuera ainsi d’apporter son expérience à la nouvelle équipe.
Les chantiers 2026
Membre du Conseil d’Administration jusqu’à présent, président de la commission sport-élevage, proche du président sortant Alain James depuis quatre ans, Dominique Theau, 71 ans, reprend donc les rênes de l’association pour un mandat de deux ans. Eleveur d’Anglo-arabes et de Selle Français sur la commune de Ste Marie de Ré, en Charente Maritime, il élève sous l’affixe ‘d’Avanti’. « Nous sommes un stud-book particulier car se côtoient à la fois la race pure et des sections mixtes » explique-t-il, « le tout pour produire un cheval polyvalent destiné aux disciplines olympiques, à l’endurance et aux courses. Nous faisons face à une baisse significative des naissances due à la conjoncture, notamment dans les courses où le climat est morose (-18 % en 2025). Nous devons réagir. » Le nouveau CA va se réunir rapidement de même que les différentes commissions afin de plancher sur le sujet. « Notre priorité est de préserver la race pure qui constitue notre réserve génétique » insiste-t-il. La création de l’Anglo Part Bred (APB, cf. notre article dans le numéro 464) l’an dernier sera intéressant à suivre cette saison. « Les premières inscriptions 2026 sont très proches des critères des sections principales. Si les éleveurs croisent de nouveau avec de l’Anglo, pour certains, les produits de 2e génération seront inscriptibles en sections II ou III. Nous constatons que la grande majorité des poulains sont de type sport, ce qui va rassurer les détracteurs de l’APB qui craignaient une dérive vers le loisir » indique Dominique Theau.
Avec un pool de juments élite d’environ 500 sujets, la voie femelle Anglo-arabe n’inquiète pas vraiment le nouveau président. « Nous avons trop peu d’étalons élite en saut d’obstacles à notre disposition, à l’image d’Espri du Figuier AA qui reste l’un des rares performers à bon niveau. Il saillit très peu (8 juments en 2025, 46 depuis 2018, ndlr) et c’est dommage. » Le ‘sang neuf’ entré au CA a la lourde tâche de trouver des idées et des solutions afin de stopper l’hémorragie et relancer l’intérêt des éleveurs pour la race. Moins d’individualisme, plus de collectif et d’intérêt général semblent indispensables pour sauver ce fleuron de l’élevage français, à l’aube d’une disparition à court terme des aides publiques. A ce titre, l’ANAA a obtenu le statut « reconnue d’intérêt général » et peut désormais percevoir des dons donnant droit à des déductions fiscales. Si ce n’est pas une fin en soi, c’est tout de même un premier pas surtout en cette période de baisse drastique des subventions.