La Baule : de l’herbe, du sable, et un public en or !

Rédaction 15 juin 2026

La victoire des Bleus dans la Coupe des Nations, un Champion Olympique qui gagne (et loupe le Grand Prix), et surtout, une ambiance survoltée…ce cru 2026 est l’un des meilleurs auxquels nous ayons assisté. Petit tour d’horizon de ce qu’il faut en retenir.

Au lendemain de cette 65e édition du Jumping International de La Baule, l’heure est en effet au bilan. Le public a été fantastique. Certes un crin chauvin, comme lorsque United Touch S heurta la barre de l’avant-dernier en deuxième manche de Coupe des nations, offrant à la France une victoire méritée neuf ans après son dernier succès. Chauffé à blanc par un duo de speakers désormais bien rodé – Alexandre Depagne et Alison Drummond – puis à rouge par ce soleil estival, les spectateurs baulois ont littéralement galvanisé les cavaliers. Ceux-ci ont d’ailleurs salué la chaleur humaine, cette énergie incroyable que leur ont procuré les 47,000 visiteurs tout au long de ces quatre jours. Risquons nous à une affirmation quasi définitive : le public baulois est le meilleur de France !

Responsable de cette réussite, l’équipe organisatrice emmenée par Pierre de Brissac, le sémillant et dynamique président, toujours élégant dans l’action, et la directrice, Fleur Leroyer, au four et au moulin, dévouée comme le reste de son staff. En quelques années, l’événement a su progresser dans l’accueil du public et des participants. L’installation de dalles caoutchouc dans les écuries pour sécuriser les abords, et l’annexion du terrain de football contigu pour permettre aux cavaliers de travailler leurs chevaux sur le plat dans le calme offre un confort supplémentaire.

Et côté sport ?

Les grands vainqueurs sont évidemment les Bleus. Ils se sont offerts un sacre salutaire face à leur public, à deux mois du Championnat du Monde. Tous ont rassuré, notamment Dorai d’Aiguilly qui semble revenue à son meilleur niveau. Dynastie de Beaufour et Floyd des Prés ont confirmé leur place parmi le cadre élite. Fringan de Vesquerie, le partenaire de Julien Epaillard, a clairement passé un cap pile au bon moment et montré qu’il pouvait tenir dans la durée dans des conditions proches de ce qui l’attend en août dans la cité de Charlemagne.

Belgique et Irlande dans les starting-blocks

Nous attendions l’Allemagne, et pourtant, ce n’est pas elle qui nous a le plus impressionné. La Belgique, d’abord, avec le styliste étalon Selle Français Ermitage Kalone et la régulière Casual DV Z, dispose d’un effectif très régulier. L’autre nation en forme, c’est l’Irlande. Chatolinue PS (Cian O’Connor) et Qonquest de Rigo (Bertram Allen) seront probablement du voyage en Allemagne, tout comme Eddy Blue (Darragh Kenny) et James Kann Cruz (Shane Sweetnam) privés de Grand Prix pour une question de règlement ubuesque. Ce même règlement qui a empêché Steve Guerdat, vainqueur du Prix Saur samedi avec Lancelotta, de disputer le Grand Prix. Le Jurassien a montré qu’il n’avait rien perdu de son envie. Le bain de foule de samedi – victoire dans la 1,50m et le derby – lui a mis du baume au coeur…et à nous aussi ! L’homme a faim d’une nouvelle médaille, et si les planètes s’alignent, il tentera sa chance avec Dynamix de Belheme dans le stade de la Soers.

Crédit photo à la une: Fringan de Vesquerie (photo : Xavier Boudon)