Haie fourragère et plantes toxiques : ce qu’il faut savoir

Rédaction 6 août 2026

Les arbres et haies fourragères améliorent les pâtures en offrant nourriture, ombre et protection, tout en favorisant la biodiversité. Mais leur choix doit être judicieux pour éviter tout risque pour les chevaux. Dans cet article, nous aborderons les espèces à privilégier et celles à éviter, ainsi que des conseils d’entretien.

Les arbres et haies à prioriser dans les prairies :

  • Frêne, Noisetier, Tilleul, Érable (champêtre, plane), Ronce des bois, Charme, Murier-platane, Cornouiller mâle, Eléagnus : riches en nutriments, minéraux ou fibres
  • Saule, Aubépine, Aulne, Bouleau, Alisier : propriétés favorables à l’environnement (fixation d’azote dans le sol) ou au cheval (système immunitaire, santé digestive…)

L’entretien

Taille et élagage

Réaliser une taille douce permet de stimuler la repousse des feuilles et de maintenir une forme adaptée, tandis que l’élagage des branches mortes ou malades évite les infections et préserve la santé de l’arbre.

Irrigation

Il est important d’arroser suffisamment, surtout en période de sécheresse, en privilégiant de l’eau de récupération. Un paillage au pied des arbres permet de conserver l’humidité du sol.

Contrôle des parasites et des maladies

Pour préserver la santé des arbres, une inspection régulière est essentielle afin de repérer d’éventuels parasites ou maladies. En cas de problème, des traitements appropriés (huiles horticoles ou fongicides biologiques), peuvent être appliquées, mais uniquement si nécessaire.

Fertilisation

Enrichir le sol avec du compost ou des engrais organiques (tel que le fumier) favorise une croissance saine des arbres.

Protection contre les dégâts

Pour protéger les jeunes arbres des coups de sabots ou des morsures des chevaux, il est conseillé d’installer des protections. Par ailleurs, l’utilisation de clôtures temporaires est recommandée pendant la phase de croissance initiale afin d’assurer leur développement correct.

Arbres et haies à éviter dans les prairies :

  • If, Laurier-rose : toxiques même en petites quantités.
  • Robinier, Cytise : toute la plante est toxique
  • Cerisier/Prunus (cyanures), Laurier-cerise (cyanures), Érable rouge (feuilles fanées), Buis (alcaloïdes), Noyer (juglones), Troène (glycosides), Chêne (glands et feuilles : troubles digestifs), Érable sycomore (myopathie atypique), Daphné (toxines qui affectent le cœur et le système digestif).

En cas d’ingestion d’arbres ou haies toxiques, les symptômes peuvent inclure :

  • Troubles cardiaques et respiratoires, convulsions, coliques sévères, diarrhée, douleurs abdominales, faiblesse, dépression, tremblements, brûlures buccales, jaunisse, problèmes digestifs
  • Dans les cas graves : coma ou mort.

La vigilance et l’identification des plantes dangereuses sont donc essentiels.

Surveillance et identification des plantes toxiques :

  • Inspectez régulièrement les pâtures pour repérer et retirer les plantes toxiques.
  • Sensibilisez les personnes ayant accès aux pâtures sur les risques liés aux plantes toxiques.
  • Éliminez les plantes toxiques avec des gants et outils adaptés, en retirant les racines pour éviter toute repousse.
  • Installez des barrières physiques pour empêcher l’accès des chevaux aux zones à risque.

En conclusion

En diversifiant les arbres fourragers et haies, vous offrez une alimentation plus riche et diversifiée à vos chevaux tout en améliorant l’écosystème local.

Clés du succès :

  • Choisir des espèces bénéfiques et les entretenir pour garantir leur croissance et leur santé.
  • Éviter et contrôler les plantes toxiques pour assurer un environnement sûr et sain.

Ces pratiques favorisent le bien-être des chevaux et préservent la durabilité de leurs pâtures.

La plantation d’arbres et de haies au sein d’une structure s’inscrit pleinement dans les recommandations du label EquuRES, qui encourage les pratiques améliorant à la fois le bien‑être équin et la durabilité des structures équestres. Le bien‑être animal et la protection de l’environnement sont aujourd’hui au cœur des attentes sociétales. En ce sens, le label EquuRES – dédié à l’environnement et au bien‑être animal – propose des solutions concrètes pour accompagner les acteurs de la filière : optimisation de la gestion de l’eau et de l’énergie, préservation des ressources et de la biodiversité, amélioration de la qualité des sols, de l’air et de l’eau, ou encore valorisation et recyclage des déchets.

Cette liste n’est pas exhaustive. N’hésitez pas à vous renseigner sur les espèces moins communes.

Article réalisé en partenariat avec le label EquuRES

Crédit photo à la une: Crédit photo : Anim'Essence naturopathie animale