Aachen 2026 : vingt ans après, retour aux sources

Xavier Boudon 10 août 2026

« La très grande fête des sports équestres » titrait L’Eperon dans son édition de septembre 2006. Et c’est ce à quoi l’on s’attend à la vue des moyens déployés par le comité organisateur de ces Championnats du Monde d’équitation d’Aix-la-Chapelle. Au total, 814 athlètes et 760 chevaux se retrouvent ainsi à partir du 11 août au parc de la Soers pour se disputer 59 médailles. Et à la clé pour certains une qualification automatique pour les prochains JO de Los Angeles.

En réalité, l’histoire des grands championnats avec la ville du couronnement de Charlemagne remonte à un peu plus loin, notamment en saut d’obstacles. Ce sera la 6e fois que le Championnat du Monde de saut d’obstacles s’y tiendra, et seulement la 3e pour le dressage. Beaucoup se souviennent évidemment des JEM 2006, véritable grand-messe dans la Mecque des sports équestres, qui avaient couronné l’Allemagne à domicile en dressage et concours complet. Pourquoi pas de nouveaux JEM aixois ? D’abord, par le choix stratégique de la FEI de ne pas vouloir absolument trouver un seul organisateur pour toutes les disciplines (trop coûteux et complexe). Ensuite, parce que, conséquence du précédent point, l’endurance se tiendra sur un autre site (dont le nom n’est pas encore connu, AlUla, en Arabie Saoudite, ayant déclaré forfait récemment).

Bientôt en France… ?

Le budget total dépasse les 42 millions d’Euros, dont 12,5 M€ d’investissement. Des chiffres à la (dé)mesure du lieu, devenu un temple de l’équitation en l’espace d’un demi-siècle. Nous serons plus de 600 journalistes et photographes à couvrir les épreuves et encore, beaucoup n’ont pas bénéficié du précieux pass, faute de place (un cas vraiment rare en sports équestres !). De quoi permettre à l’événement et au sport de toucher des dizaines de millions de personnes dans le monde, notamment grâce à une couverture TV internationale gigantesque. Une opportunité inégalable mais également un pari que peu d’organisateurs sont capables de relever (il se murmure d’ailleurs en coulisses que GL events equestrian s’intéresserait de près aux Championnats du Monde 2030…!). 23’000 m² de surfaces d’exposition, 45km de câbles, l’équivalent de 45 poids lourds de matériel…même les pistes ont profité de l’occasion pour se refaire une beauté ! Celles et ceux qui s’étonnaient de voir le rectangle de dressage en plein milieu du stade – le fameux Hauptstadion – devraient se plonger dans les archives…car en 2006, déjà, le comité avait choisi cette configuration. Un casse-tête pour les photographes, mais une mise en lumière fabuleuse pour le dressage, d’ordinaire confiné à son petit stade (déjà fort sympathique, soyons honnêtes!).

Des sièges encore disponibles

Non que les tarifs pratiqués par Aix approchent d’une quelconque manière ceux de la célèbre chanteuse québécoise, mais l’engouement est réel. Les pass saut d’obstacles et concours complet (ainsi que le cross) sont sold out depuis des lustres mais il reste des places, notamment pour la première épreuve qualificative individuelle et par équipes de saut d’obstacles le 19 août, et la finale par équipes du saut d’obstacles jeudi 20 et vendredi 21 août, pour des prix s’échelonnant entre 33€ et 330€ (billets incluant l’accès au stade n°3 abritant le para-dressage). Seul petit bémol : un message avertit les spectateurs qu’ils pourront s’asseoir…dans la limite des sièges disponibles. Alors un conseil si vous y allez : venez tôt ! Et pour les mordus qui ne pourront s’y rendre, ils pourront allumer leur ordinateur et se connecter à ClipMyHorse / FEI.TV, ou leur télévision en zappant sur France TV Sport ou Eurosport.

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Crédit photo à la une: Archives L'Eperon septembre 2006