Disparition soudaine de Didier Racher
vendredi 23 mars 2007

Maréchal ferrant formé au Haras du Pin à la fin des années 60, Didier Racher a choisi d’en finir avec la vie le 7 mars dernier.

Egalement cavalier de CSO (ces derniers temps, il sortait en 3e catégorie), marchand de chevaux, c’était une personnalité qui a marqué tous ceux qui l’ont côtoyé. « C’était un bon vivant qui prenait la mort en dérision, » se souvient Denis Leveillard. « Il était très connu dans le CSO car il fut régulièrement le maréchal de service pour la fédération, » se rappelle Olivier Lefèvre. C’est ainsi qu’on pouvait le croiser dans les couloirs de Bercy, à l’époque de l’étape Coupe du monde. « C’est lui qui m’a mis le pied à l’étrier et j’ai commencé à poser des fers avec lui, raconte avec émotion Gilles Ravenet, un ami qui le côtoyait toujours. C’était quelqu’un de très présent et puis on ne le voyait plus, il partait par monts et par vaux. Il connaissait un nombre incroyable de personnes. C’était un artistique dans l’âme. Il y a quelques semaines, il m’avait proposé d’aller faire des journées de maréchalerie ensemble. Et puis plus de nouvelles. Dernièrement, il voulait créer une centrale d’achat pour les maréchaux. C’était lui, il avait envie de faire plein de choses… Alors sa disparition brutale nous a tous surpris. » Homme de cheval de bon conseils, il était généreux… mais fragile… ses obsèques ont eu lieu le 16 mars dernier à Thiais (94).