Le Touquet rajeunit et voit grand
mardi 27 avril 2010

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Les responsables de ces nouvelles infrastructures © Sylvia Flahaut

C’est une première dans l’histoire équestre du Touquet, pourtant vieille de plus de 100 ans.

Mercredi 21 avril au matin, tous les acteurs de l’activité cheval au sein de la station balnéaire se sont réunis pour assurer ô combien Le Touquet avait désormais pour vocation de redorer le blason de son site équestre via les courses, la compétition et le loisir.

« Le premier concours de saut d’obstacles a eu lieu en 1904, explique Philippe Cotrel, président de la Société Hippique du Touquet Paris-Plage. C’est dire si les sports équestres et la station balnéaire sont étroitement liés. Lors de son âge d’or, la station a accueilli les plus grands cavaliers, et a orchestré championnats de France et d’Europe. Le site s’est malheureusement essoufflé, mais je suis heureux de constater aujourd’hui la volonté commune d’y instaurer une dynamique nouvelle ». Les membres de la municipalité, les présidents d’associations et les professionnels équestres se sont montrés unanimes quant au projet de revalorisation du pôle équestre, chacun apportant sa pierre à l’édifice.

« Le Touquet est un site exceptionnel, qui ne demande qu’à être exploité, admet Daniel Fasquelle, maire de la station balnéaire. Il faut créer un ensemble, une émulation commune et faire en sorte qu’une communication s’instaure entre les différents protagonistes, l’objectif, outre le fait de favoriser l’activité sportive, étant de développer les retombées touristiques et économiques au cœur de la station ».

Ce désir de donner un nouveau souffle au site s’est concrétisé par une première tranche de travaux du côté du centre équestre. Avec l’aide de la municipalité, le site a subi une véritable cure de jouvence en 2009. 100 000 euros ont été nécessaires pour consolider certaines toitures, changer les portes de boxes ou encore repeindre les bâtiments. En 2010, c’est le manège qui bénéficiera d’un nouveau pare-botte et d’un meilleur sol : 100 000 euros seront de nouveau investis pour en faire un « outil exceptionnel », selon François Devulder, directeur du centre équestre. Ce dernier ne tarit d’ailleurs pas de propos dithyrambiques sur le centre, dont il a pris la direction fin 2008. « Le club équestre du Touquet est l’un des plus vastes de France, explique le directeur. Sans compter l’hippodrome et les terrains de concours, il s’étend sur 5 hectares et compte 250 boxes. Les 40 kms de pistes cavalières et la plage à proximité enrichissent le lieu, qui ravit de nombreux cavaliers ». En 2009, l’activité du centre équestre a augmenté de 20%. Une juste récompense au vu des projets d’embellissement et de réaménagement concrétisés.

Du côté des terrains de compétition, il règne également une effervescence nourrie du désir de relancer la mécanique sportive. En ligne de mire ? Les Jeux Olympiques 2012 de Londres, pour lesquels Le Touquet compte bien constituer l’une des bases arrière d’entrainement. Et d’ici le début de l’année en question, nombre de projets devraient voir le jour. 100 boxes permanents devraient être construits, tandis que l’un des terrains de compétition en herbe deviendra une carrière de sable. Outre une nouvelle piste de galop fibrée à l’intérieur de celle en herbe préexistante, un parcours de cross de 4000 mètres comprenant 32 obstacles devrait également voir le jour. Des aménagements ambitieux dont le coût s’élève à 2,2 millions d’euros, subventionnés à hauteur de 60%, entre autres, par le conseil général. « Notons que nous serons le seul site situé au nord de Paris qui sera en mesure d’accueillir les cavaliers de concours complet », glisse Janick Goetgheluck, conseillère municipale. « Il s’agit également de faire connaître le site en vue des jeux équestre mondiaux », ajoute Philippe Cotrel.

Du côté du polo, Pierre Bergounioux, président du Polo Club du Touquet, compte bien créer une nouvelle émulation autour de la discipline. « Les Britanniques, maîtres en matière de polo, observent avec attention ce qui se passe Outre-Manche, au Touquet. A l’avenir, des partenariats pourraient être envisagés ». Du côté de l’hippodrome, 40 courses de trot et 23 de galop sont au programme de l’année, via 9 journées de compétition.

A en croire les protagonistes équestres, Le Touquet, dans son envie de relancer son activité, n’a pas fini de faire parler de lui.