Focus sur le mental lors de la Journée Sport IFCE
jeudi 30 janvier 2020

(De g. à dr.) Yannick Agnel, Meriem Salmi, Gwladys Nocera et Richard Ouvrard, quatre invités de haut vol pour l'édition 2020 de la Journée Sport de L'IFCE

Quatre acteurs très impliqués dans le sport de haut niveau, sont intervenus, lundi 27 janvier à Saumur, à l’occasion de la Journée Sport organisée par l’Institut français du cheval et de l’équitation avec un seul mot d’ordre : « à tout problème, il y a une solution ».

Jean Michel Pinel, directeur de la formation à L’Institut français du cheval et de l’équitation précise : « Sur les 246 participants à cette Journée Sport, une centaine était extérieure à l’IFCE. C’est donc une réussite tout comme la journée « Portes Ouvertes » où nous avons reçu 263 personnes dont la grande majorité était intéressée par la formation initiale qui se déroule sur quatre ans. Il faut savoir que depuis vingt ans, 98% des stagiaires qui ont suivi cette formation ont toujours une activité professionnelle autour des métiers du cheval ».

Tout au long de la journée, les témoignages et débats ont été très riches autour de la préparation mentale et l’accompagnement de la performance sportive. La participation de professionnels venant d’horizons élargis n’a fait qu’ajouter à l’intérêt des échanges. Gwladys Nocera, une des meilleures golfeuses françaises ayant évolué sur le Tour européen féminin, a notamment indiqué qu’elle « n’aime pas le mot échec, je préfère celui de contre-performance. Si on ne fait rien pour que cela change, cela peut devenir un échec et une situation de blocage. L’accomplissement de soi, c’est l’essentiel… ». Richard Ouvrard, accompagnateur et coach dans le Sport de Haut Niveau, et notamment de l’équipe de France de Handball, a lui souligné l’importance de questionner aussi bien ses échecs que ses réussites : « En montagne, pour passer d’un sommet à l’autre, il faut descendre ». Yannick Agnel, double médaillé d’or aux JO de Londres et champion du monde de natation, a lui mis en exergue l’importance de la bienveillance et de l’expertise de l’entourage d’un sportif :  « J’ai été dévalorisé par un entraîneur. Avec les autres nageurs on s’est battu pour lui prouver qu’il avait tort mais, j’ai eu des épisodes dépressifs… Il m’arrivait régulièrement de pleurer en rentrant le soir. Il est dommage que je n’ai pas eu un accompagnement psychologique à l’époque… » Et, le nageur s’est fendu d’une recommandation : « Quand on ne sait pas on demande, quand on ne peut pas, on délègue… ». Quatrième et dernière invitée de haut vol pour cette journée, Meriem Salmi, psychologue psychothérapeute depuis 33 ans, a été responsable du suivi psychologique à l’INSEP. Elle a notamment suivi le détenteur de dix titres de champion du monde, champion olympique et quintuple champion d’Europe Teddy Riner et ne pouvait qu’appuyer le discours de Yannick Agnel : « Il est important d’avoir des entretiens avec le sportif et de pouvoir échanger sur les dysfonctionnements avec l’ensemble du staff. Mais, on ne communique jamais sur ce qui est de l’intime… ».