Jean Michel Pinel : « J’ai beaucoup appris au contact des sportifs et entraîneurs du haut niveau »… 
mercredi 10 avril 2013

Jean Michel Pinel
Jean Michel Pinel © Christine Marquenet

Jean Michel Pinel, la cinquantaine grisonnante, l’air malicieux et le vocabulaire imagé, vient de prendre la responsabilité des formations au sein de l’IFCE tout en devenant directeur adjoint de l’école nationale d’équitation, un poste occupé précédemment par Eric Leclerc (nommé directeur territorial en basse Normandie).

Jean Michel Pinel, ancien professeur d’éducation physique et sportive, a acquis depuis une expérience rare du haut niveau.
Détenteur d’un Brevet d’éducateur sportif 3e degré en équitation, Jean Michel Pinel a été entraîneur national de voltige équestre pendant18 ans (de 1986 à 2 004). Pendant cette période, les voltigeurs du Pôle France  ont rejoint l’Institut National du Sport de l’Expertise et de la Performance et les podiums ont été nombreux (3 titres champion du Monde, 2 titres de vice champion du monde, 2 titres de champion d’Europe, et six médailles de bronze aux championnats d’Europe).  «La structure de l’INSEP a permis aux jeunes de mener de front un cursus scolaire ou universitaire et l’entraînement de haut niveau en voltige. De plus, les échanges avec les sportifs et entraîneurs de nombreuses spécialités sportives et  les recherches effectuées à l’INSEP m’ont considérablement  enrichi et ouvert en particulier sur toutes les notions de transfert d’apprentissage et d’équilibre ». Après six ans comme DT adjoint chargé de la formation et de l’emploi auprès de la fédération française de badminton, il a assuré, de septembre  2010 à mars 2013, la coordination et l’animation du réseau national du sport de haut niveau. Une mission qui lui a permis de côtoyer une grande partie des entraîneurs et sportifs pressentis pour aller aux J.O. de Londres.

S’interroger sur le corps du cavalier
Jean Michel Pinel en est convaincu : « Le corps du cavalier dans la pratique des sports équestres est nié depuis longtemps. Au delà des connaissances techniques, le cavalier doit se connaître parfaitement, maîtriser son équilibre et être capable de réguler ses émotions. A titre d’exemple, lors d’un parcours d’obstacles, le cheval ne doit pas avoir à compenser le moindre déséquilibre du cavalier, toute son énergie doit être concentrée sur  les sauts et leur enchaînement. »

Se donner les moyens pour accéder au haut niveau
Jean Michel Pinel le dit, son objectif principal, à ce poste de responsable des formations, est d’apporter à l’ensemble des cavaliers, formateurs de l’ENE et de l’IFCE, l’ouverture sur toutes les sciences humaines nécessaires pour atteindre l’excellence dans le processus de formation et les chemins d’accès au haut niveau. Cette orientation fait clairement partie des priorités définies par Christian Vanier, directeur général de l’IFCE
Et, s’il avait un rêve, il rebaptiserait l’école nationale d’équitation  avec le sigle de l’INSEP décliné comme suit : Institut National des Sports Equestres Performants…