La syndication, une solution ?
vendredi 25 février 2022

Illustration signature d'un contrat
Illustration signature d'un contrat © Pixabay

Les Journées du Complet, organisées par l’association France Complet, ont été rythmées par diverses interventions sur un panel de thèmes extrêmement variés. Côté économie, une conférence était dédiée à la syndication des chevaux de sport. Décryptage d’un système peu répandu dans les sports équestres et témoignages dans le numéro 406 de L'Eperon Hebdo.

Ces dernières décennies, il n’y a pas que le prix du gaz ou du carburant qui a augmenté. Celui des chevaux aussi, et pas qu’un peu ! « Ça s’est envolé ces dernières années », entend-on régulièrement dans les discussions en bord de piste. Un frein non négligeable pour les cavaliers de haut niveau, sans cesse à la recherche de celui qui leur assurera une sélection sur les plus beaux évènements. « On n’a plus les moyens d’acheter un sept ans prêt pour les grosses épreuves, on est obligés de se tourner vers les jeunes, voire très jeunes chevaux. Mais là aussi, les tarifs ne sont plus les mêmes qu’il y a dix ans », martèlent les cavaliers.

Il suffit de faire parler les chiffres pour comprendre que ces dires ne sont pas le fruit de l’imagination débordante de ceux qui les prononcent. Selon l’IFCE, entre 2010 et 2020, le prix moyen d’achat d’un cheval destiné à une équitation de sport, de loisir ou de travail a flambé de 55 %. Autrefois, il n’était pas rare qu’un cavalier de haut niveau soit propriétaire du cheval qu’il montait. Aujourd’hui, ce cas frôle davantage l’exception que la généralité. Certains ont la chance de compter sur des propriétaires fidèles (et financièrement aisés, voire  fortunés, soyons honnêtes) pour garnir leur piquet de chevaux, le maintenir, et assurer le financement d’une saison de compétition, où les dépenses dépassent la plupart du temps largement les gains. Mais de nombreux cavaliers doivent cherche d’autres solutions pour atteindre le sommet de leur discipline. C’est pourquoi quelques-uns misent sur la syndication.

Une syndication en règle

Il paraît que l’union fait la force. C’est un peu le principe de la syndication, qui consiste à partager la propriété du cheval avec d’autres personnes, morales ou physiques, pour réduire les coûts, aussi bien liés à l’achat du cheval qu’à son entretien. Très répandu dans le domaine des courses hippiques, la syndication peine à faire sa place dans les sports équestres, même si de plus en plus de cavaliers optent pour cette solution. 

D’un point de vue juridique, le régime de droit commun qui s’applique dans le cas d’une syndication est celui de l’indivision, même si d’autres options sont possibles. 

La suite de cet article est à découvrir dans le numéro 406 de L'Eperon Hebdo (paru le 23 février 2022), disponible sur notre boutique en ligne.