Appel aux électeurs…
lundi 09 mars 2020

Jean Luc Vernon
Jean Luc Vernon © Eric Knoll

A une semaine du premier tour des élections municipales, le mouvement Au Galop lance à un appel aux dirigeants des structures équestres, chargés d’élire le président ou la présidente de la Fédération Equestre Française en fin d’année. Rencontre avec Jean Luc Vernon.

Entre le 1er septembre et le 31 décembre 2020, les dirigeants d’établissements équestres français seront appelés à  élire le président ou la présidente de la Fédération Equestre Française, pilotée par Serge Lecomte depuis 2004, avec une interruption en 2005-2006 lors de l’administration judiciaire. A ce jour, seule Anne Tanneguy de Saint Marie, portée par le collectif « A Cheval Demain », a officiellement annoncé sa candidature (lire ici).

Le mouvement « Au Galop » avait vu le jour en 2016, pour venir en soutien à Serge Lecomte, face au mouvement d’opposition « Les Indignés de la politique Fédérale », piloté par Hervé Godignon et Jacky Dufourcq, qui avait recueilli 39,19 % des voix, contre 59,03 % en faveur du président sortant. Au Galop lance aujourd’hui un appel aux futurs votants. Parmi eux, Jean Luc Vernon, entraîneur de haut niveau poney en CSO, dirigeant du centre équestre des Etangs de Meudon depuis de longues années, et membre du comité et du bureau fédéral. Il l’explique, « il s’agit de lancer un appel aux dirigeants de centres équestres, de les inciter à s’exprimer pour déterminer le profil du prochain président, ou de la prochaine présidente. Nous nous sommes toujours battus pour qu’un(e) professionnel (le) prenne en mains les rênes de la FFE, et donc le destin et l’avenir des établissements. Nous serons vigilants sur le fait que le prochain président ou la prochaine présidente soit expérimenté(e), qu’il ou elle ait une connaissance complète de tous les dossiers, et du terrain. Nous sommes conscients des enjeux, nous partageons les envies, les besoins et les constats des structures notamment sur leurs difficultés économiques, les problèmes de recrutement des primo licenciés, la baisse des licences, et le retour au taux réduit de TVA, qui est encore un vrai sujet d’actualité. Nous travaillons à des solutions dont la mise en place prend du temps. Nous sommes face à un chantier énorme. »

Lors de son appel, Au Galop publie sur sa page Facebook une lettre d’Emmanuel Feltesse, président du CREIF, dans laquelle (entre autres points évoqués) il affirme son soutien au président sortant, met en garde les dirigeants contres les propositions « simplistes et irréalisables », prône « une offre équestre élargie », un effort sur « la formation continue des équipes » et une « politique d’ouverture sur la détection des futures équipes de France ». 

Proche de l’équitation sur poney, Jean Luc Vernon met quant à lui en lumière l’organisation des Assises du Poney à Lamotte Beuvron les 30 et 31 mars. « Ce sera l’occasion d’apporter des solutions concrètes aux structures et aux dirigeants pour rénover la pédagogie dirigée vers l’enfant. Au fil des années, avec la fusion des trois délégations (DNSE, DNEP, DNTE en 1999 ndla) nous avons un peu perdu l’identité et la culture poney. Nous avons conscience que de nombreuses structures sont identifiées comme « centre équestre », et non « poney club »,  alors qu’il s’agit d’une véritable marque qui répond à l’attente des familles en recherche d’une activité éducative. Notre grande force est la relation avec l’animal. Nous allons remettre au goût du jour les parutions de l’Echo des Poneys, qui contiennent déjà tous les éléments pour une pédagogie adaptée, efficace et pertinente. » Jean Luc Vernon espère que d’autres candidats vont se déclarer dans les semaines et les mois à venir, même s’il le confie, cette élection n’est pas la priorité principale et quotidienne des structures. « Une chose est certaine » assure-t-il, « Serge Lecomte ne laissera pas la Fédération aux mains d’un candidat ou d’une candidate qui n’aurait pas la connaissance de tous les dossiers. Au Galop demeure un soutien à un profil identique à celui du président actuel. » 

A noter, lors de l’élection de 2016, seul 25% des votants s’étaient exprimé. Le sort de la FFE sera une nouvelle fois entre les mains des dirigeants lors de cette élection dont la date n’est pas encore fixée à ce jour.