Hervé Gélébart, président du CRE Bretagne : « En 2023, tenir des Jeux régionaux et fédérer tous nos cavaliers »
lundi 07 février 2022

Hervé Gélébart, ici aux côtés des cavaliers bretons
Hervé Gélébart, ici aux côtés des cavaliers bretons © Coll.

À soixante-quinze ans et pas moins de six mandats à la tête du Comité régional de Bretagne, Hervé Gélébart assure sa mission avec toujours autant de motivation. Le projet de cette mandature ? Réunir les disciplines émergentes lors d’un grand rendez-vous en 2023. Un entretien à découvrir dans le numéro 403 de L'Eperon Hebdo.

Quel a été votre parcours professionnel ? 

J’ai démarré l’équitation assez tardivement, vers vingt-trois, vingt-quatre ans, et j’ai de suite été passionné. J’ai fait de la compétition en catégorie Pro 2. Je n’étais pas un champion, mais j’ai fait quelques B1. Professionnellement, j’ai dirigé un cabinet de podologie à Brest. Mais, en 1982, j’ai décidé de créer une structure équestre et de m’y consacrer pleinement. J’ai fait l’acquisition d’une ancienne ferme, sur trois hectares, qui est d’abord devenue une écurie de propriétaires. Cette structure, située à Plabennec, à vingt kilomètres de Brest, a ensuite accueilli une activité de centre équestre. J’ai quatre enfants, et tous ont travaillé un jour avec moi. Aujourd’hui, je suis en retraite - même si j’habite toujours au beau milieu de cette structure - et Aude et Erwan ont pris ma suite. 

Pourquoi vous êtes-vous présenté à la présidence du Comité régional d’équitation ? 

Dans les années 1980, début 1990, le contexte était particulier : il y avait la Délégation nationale à l’équitation sur poney, la Délégation nationale aux sports équestres et la Délégation nationale au tourisme équestre. La première concernait l’enseignement, le loisir, le commerce, la deuxième, le sport de haut niveau, et la dernière, le tourisme. Les deux premières délégations étaient deux mondes à part et leur regroupement en 1987, pour donner naissance à la FFE, ne s’est pas fait en douceur, notamment à l’échelle des régions. Des réunions de concertation ont été organisées sur le sujet et des voix se sont élevées. Il y avait de fortes personnalités parmi les membres des différents comités et des coups bas ont eu lieu. Je n’aime pas trop ça, les coups bas. Et quand je suis passionné, je m’engage et ne compte pas mes heures. Alors, j’ai décidé de créer une liste et de défendre certaines idées… 

Depuis le début de votre tout premier mandat, il y a vingt-deux ans, quelles principales évolutions avez-vous remarquées dans la pratique de l’équitation ? 

Je pense que le côté strict de l’enseignement a été peu à peu gommé, il y a eu une ouverture de la pratique au grand public et l'avènement d’un aspect beaucoup plus ludique. Aujourd’hui, beaucoup de sportifs pratiquent l’équitation et on ne peut pas se plaindre de l’attrait de notre sport. En revanche, on aimerait un niveau d’enseignement un peu plus élevé, on a un peu perdu en technicité au fil des années. Les pratiquants souhaitent se faire plaisir, se mettent moins de contraintes et veulent des équipements d’une grande qualité. Ils sont exigeants dans leurs attentes, mais n’appliquent pas toujours ce degré d’exigence à leur propre pratique.

La suite de cet entretien est à découvrir dans le numéro 403 de L'Eperon Hebdo (paru le 2 février 2022), disponible sur notre boutique en ligne.