Journée REFErences: Bilan mitigé pour la filière
vendredi 24 avril 2015

Journée REFErences
Une centaine de personne participait à la Journée REFErences © Béatrice Fletcher

Si moins de 100 personnes avaient fait le déplacement jusqu'au FIAP de Paris, cette 8ème journée REFErences aura bénéficié d'une audience nettement élargie grâce à la diffusion en direct des communications et débats sur 13 sites IFCE répartis sur l'ensemble du territoire.

Christian Vanier, directeur général de l'IFCE le rappelait lors de son introduction, l'objectif de cette journée est bien d'optimiser les actions économiques de la filière. Pascale Heydemann (Haras Nationaux) tirait un bilan mitigé des tendances 2013-2014, avec un contexte économique en berne depuis 2011, une baisse du pouvoir d'achat confirmée, et des dépenses de loisir jugées secondaires. La filière n'échappe pas à la morosité, avec une baisse de la production chez les éleveurs, des paris hippiques et des licenciés FFE en réduction, assortis d'une baisse de l'emploi salarié dans les centres équestres. On note toutefois un léger frémissement côté galopeurs, et un secteur équestre qui semblerait se stabiliser.

Côté balance commerciale des ventes de chevaux, les chiffres ne sont pas plus encourageants, et révèlent que pour un cheval exporté, (total 2950), trois sont importés, soit un déficit commercial de 12M€. A noter, le Pur Sang reste le globe trotteur le plus prisé. Côté emploi, l'observatoire d'Equi Ressources souligne que l'emploi de la filière (180 000) ne représente que 0,7% des emplois en France, que la féminisation se poursuit, et que les effectifs en formation stagnent. Suite à cet état des lieux légèrement préoccupant, la seconde partie de la matinée était consacrée à la fin de vie des chevaux, dont l'épineux problème de l'équarissage. Depuis le 18 juillet 2009, les frais demandés par les équarrisseurs ne sont plus ni négociés, ni pris en charge par l’Etat. Les acteurs des filières animales se sont donc regroupés en associations dites ATM (Animaux trouvés morts), lesquelles ont négocié collectivement les tarifs par département.  Bénédicte Ferrey (IFCE) le soulignait, les tarifs dépendent du nombre d'animaux et des distances à parcourir, c'est pourquoi des écarts significatifs de 300€ (Bretagne) à 1280 € (Alpes Maritimes) sont à déplorer.

L’alimentation étant un poste majeur de charges en exploitations équines, l'après midi était consacrée à l'optimisation de la gestion de l'herbe, grâce à des témoignages venus du Limousin, de Corrèze et de la Manche pour mieux valoriser les surfaces disponibles.

A noter, le site des Haras Nationaux met à disposition sur son site http://www.haras-nationaux.fr l'ensemble des documents présentés lors de cette journée, ainsi qu'un service complet de statistiques (Stats & cartes).