La région des Hauts de France vote 5,3 millions d'euros pour la filière équine
jeudi 17 octobre 2019

Illustration poulain filière cheval
Illustration poulain filière cheval © Coll.

Le « premier plan de développement triennal et de rayonnement de la filière équine », de la région Hauts de France a été approuvé le 24 septembre, pour un budget de 5,3 millions d'euros. Tous les acteurs sont concernés: élevage, courses, sport, tourisme et services.

« Si nos vitrines sont Chantilly, avec le centre d'entrâinement et les courses de galop, ou le trot à La Capelle, nous disposons de onze stades équestres et l'économie du cheval est bien répartie dans la région », précise le président du conseil régional des Hauts de France, Xavier Bertrand. Quelques entreprises de niche sont réputées à l'international comme les véhicules ATEL, Calvalcade, la société de spectacles de Mario Luraschi ou la STH pour le transport équin. Enfin 5 chevaux nés dans la région ont participé aux derniers Jeux Olympiques de Rio. 

La filière a des soucis mais pas mal de gisements de croissance. Avec 54 000 équidés, 7 800 emplois et 67 600 licences, l'objectif est de devenir « un territoire équin de référence » et faire connaître ses atouts. La région veut stopper la baisse du nombres de chevaux élevés, d’affluence du public sur les 11 hippodromes, du nombre d'entraîneurs de trot et monter en gamme dans tous les secteurs.

Les Hauts de France s'appuient sur le Conseil inter-régional des chevaux pour la coordination et le CRE pour le sport. Les aides à la création d'entreprise et à l’investissement ainsi que l'accompagnement des créateurs vont de pair avec les labels de qualité pour l'élevage, notamment de races locales (Boulonnais, Traits du nord et Henson). Il est question d'être attentif aux nouveaux usages comme l'envie de santé et de bien-être auquel le cheval peut répondre par l'équithérapie, le coaching, le sport mais aussi  par la consommation de lait de jument. « Si les essais de traction animale ont du mal à perdurer, comme les expériences de sécurité à cheval, ils vont être relancés car ils correspondent à notre préoccupation de transition énergétique ». Dans cet esprit la méthanisation et l'équithérapie doivent s'étendre.

Question sport la région concentre ses aides sur les concours internationaux et nationaux Elite mais elle veut accueillir des championnats de France et internationaux, recevoir des équipes avant les JO 2024 et organiser l'export d'équidés. Un programme européen Eqwos élargit ces efforts aux voisins de Wallonie et de Flandres pour imaginer un cluster équin. Pour l'emploi, des études techniques vont être lancées pour multiplier l'utilisation des traits, adapter les formations aux nouvelles demandes, développer les métiers d'art et les circuits de tourisme équestre comme la route d'Artagnan et la route du maroilles.