Le rapprochement ENE / HN : "Une opportunité pour être plus performant"
vendredi 08 janvier 2010

conseil ENE HN
Le Conseil de Direction ENE/HN

Le projet de rapprochement de l’Ecole Nationale d’Equitation avec les Haras Nationaux est depuis plusieurs mois une source d’interrogation voire d’inquiétude. Et si, finalement, ce rapprochement donnait un coup de jeune à l’établissement saumurois…

Avec la réduction programmée du nombre de sites des haras nationaux, l’inquiétude du personnel est pour le moins légitime. Onze localisations des haras ( sur 21) devraient être maintenues dont le Lion d’Angers et la Roche sur Yon, dans la région Pays de la Loire (mais aussi, Pompadour, Saint Lo, Uzès, Cluny, Le Pin, Lamballe, Saintes, Rosières aux Salines, Tarbes). Ces sites préservés doivent devenir, comme l’E.N.E., les pôles d’un nouvel établissement public nommé Institut Français du cheval et de l’équitation. Une moitié du personnel des haras (environ 400 personnes) devrait être maintenu sur le pôle de l’institut français du cheval et de l’équitation correspondant à leur ancienne affectation et l’autre moitié affectée au sein du Groupement d’Intérêt Public France Haras. Ce GIP qui aura pour mission principale de reprendre les missions d’étalonnage et d’identification des HN, doit fonctionner en collaboration avec les instances socio professionnels (associations d’éleveurs, groupements d’étalonniers…). Sa durée de vie est de cinq ans « reconductible » et l’Etat souhaite que la filière « élevage » s’approprie progressivement ce secteur d’activité. Le soutien aux races chevalines en difficulté (en particulier les chevaux de traits) resterait par contre l’une des missions de l’IFCE.

Le rapprochement des Haras nationaux et de l’ENE va donner naissance à l’Institut français du Cheval et de l’Equitation. Composé de 11 pôles répartis sur tout le territoire, l’IFCE pourrait avoir son siège social à Saumur et ses principales missions seront , l’identification des équidés (Le SIRE), l’entraînement sportif, la formation, la recherche, l’expertise, la diffusion des connaissances, l’observatoire économique et des métiers du cheval. Les systèmes de gestion comptables et de gestion des personnels seront harmonisés même si les personnels resteront dans leur corps d’origine (Jeunesse et sport, éducation nationale, armée ou agriculture). Pour Robert d’Artois, directeur de l’école nationale d’équitation, la réalisation de cette première étape du rapprochement est un motif de satisfaction: « Je me félicite d’avoir pu travailler avec des responsables passionnés et motivés pour mettre en œuvre une réelle synergie au profit du développement de l’équitation et de la filière cheval. J’aborde sereinement cette nouvelle étape qui doit nous permettre de monter de nouveaux projets à Saumur et je considère que c’est une vraie opportunité pour devenir plus performant…»

Avec le développement du Pôle France Jeunes qui accueille cette année 17 jeunes cavaliers de haut niveau (au lieu de 9 l’an dernier) et qui pourrait, à la demande de la Fédération Française d’équitation en recevoir 30, Robert d’Artois a pu obtenir la construction sur son site d’un centre médico- sportif de 100m carré (financé par la région dans le cadre du contrat plan et le ministère de la Jeunesse et des Sports). « Ce centre qui va comprendre une salle de musculation, une salle de massage, un sauna et un spa pourrait être inauguré en novembre 2010, et nous envisageons d’établir des conventions avec des associations pour en permettre l’accès aux jeunes du Pole France jeunes de parachutisme et sportifs du saumurois ». Par contre, les moyens humains ne seront pas augmentés. « Le plafond des emplois est figé » rajoute, un peu gêné, Robert d’Artois…

Un communiqué de presse présente plusieurs actions qui reflètent la collaboration des deux entités. « Notre rapprochement et notre collaboration avec les haras nationaux s’est concrétisé dernièrement par l’achat de six étalons qui vont être confiés aux écuyers du Cadre Noir pour les valoriser en compétition de saut d’obstacles et de concours complet, tandis que leur semence pourra être prélevée pour permettre de réaliser des inséminations artificielles », explique Robert d’Artois, « et prochainement, lors du Festival « Cheval Passion » à Avignon, nous aurons un stand commun ».

Si les noms du directeur et directeur adjoint de l’IFCE ne sont pas encore connus, il est probable que ces derniers figurent parmi les protagonistes de ce rapprochement entre les haras nationaux et l’école nationale d’équitation. Affaire à suivre…

Décembre 2008, une lettre de mission donne des orientations en vue du rapprochement des Haras nationaux et de l’ENE à échéance du 1er juillet 2009Le 1er juillet 2009, l’échéance est repoussée au 1er janvier 2010Le 4 janvier 2010 les deux comités directeurs se réunissent à l’ENE pour étudier les termes du décret, qui sera présenté au Conseil d’Etat le 12 janvier 2010Et après ?L’E.N.E. va changer de nom probablement en Février ou mars et devenir l’un des pôles de l’Institut Français du Cheval et de l’Equitation.Eric Leclerc, directeur adjoint de l’ENE et Franck Lemestre, responsable du Pôle Hippique du Haras du Pïn vont se rendre au Maroc pour étudier avec la fédération équestre marocaine un projet de création d’un centre de formation.En novembre 2010, un centre médico-sportif doit être inauguré à Saumur à l’occasion d’un colloque qui réunira les représentants des différents pôles.