Réforme des Haras Nationaux : le doute et la contestation grandissent
mercredi 16 décembre 2009

nicole blanc
Nicole Blanc - Ph. coll

Conduite depuis l’été dernier par Nicole Blanc, la réforme des Haras Nationaux suscite de plus en plus de réprobation. Entre les inquiétudes des personnels concernés et celle des éleveurs, la copie s’annonce difficile à faire accepter.

Tandis que le décret de la mise en œuvre de l’ IFCE (Institut Français du Cheval et de l’Equitation), établissement public regroupant l’ENE et les Haras Nationaux va être présenté à la signature des plus hautes autorités, les syndicats représentant le personnel des Haras Nationaux appellent à la grève le jeudi 17 décembre. Déjà le 11 décembre, les représentants du personnel de l’ENE avaient boycotté une réunion technique. Les organisations syndicales des personnels HN dénoncent de façon unitaire le manque de clarté des projets respectif de l’IFCE et du GIP France Haras où seront intégré les parties relevant du secteur concurrentiel, dont l’étalonnage. Ils appellent à des rassemblements sur les sites et une délégation devrait se rendre au siège parisien des Haras Nationaux, et ensuite au Ministère pour exprimer leur refus du démantèlement de la structure.

Côté éleveurs, l’approbation du projet n’est pas de mise non plus. Le tour de France dans les régions mené par Didier Domerg, qui fait ce qu’il peut pour montrer la volonté de pérennisation du savoir faire HN dans le projet, et Michel Helfter, haut fonctionnaire du Ministère de l’Agriculture en charge de présenter le GIP, n’ont pas convaincu. Le caractère transitoire du GIP dont la durée de 5 ans est annoncée parait de plus en plus l’aveu d’une disparition programmée. Dans ces conditions l’appel à l’investissement autant moral que financier des associations d’éleveurs a du mal à passer ! Yves Chauvin, Président de l’ANSF enchaîne les réunions avec les représentants de l’Agriculture et dénonce l’opacité autour du projet. Le 15 décembre l’ANSF a publié sa position officielle rappelant qu’elle reste dans l’attente d’une véritable réforme permettant de mettre en œuvre une collaboration fructueuse entre des structures privées et le service public.

Télécharger (format PDF) la position de l'ANSF