Regard de Serge Lecomte sur 2020…. et plus loin ?
vendredi 17 janvier 2020

Serge Lecomte
Serge Lecomte © FFE

A l’occasion du Congrès Fédéral de la FFE qui se déroule traditionnellement pendant Cheval Passion en Avignon, Serge Lecomte nous a livré ses sentiments sur cette année sous le signe olympique.

Pour le président de la fédération française d’équitaton, 2020 s’ouvre par une bonne nouvelle avec la qualification olympique de l’équipe de France de dressage, et donc de la présence de la France dans les trois disciplines équestres par équipe à Tokyo. « Nous commençons l’année avec la première partie du contrat rempli, le premier objectif est atteint. Pour le complet, ça c’est fait sereinement à Tryon. Pour le CSO c’était un peu plus difficile et en dressage où ça paraissait perdu, les cavaliers se sont motivés pour aller chercher cette qualification. Nous enregistrons en fin d’année des très belles performances à presque 80% ( NDLA sur le GP Freestyle de Morgan Barbançon à Malines, mais avant d’accéder au Freestyle aux J.O, il faut être dans les meilleurs dans le Grand Prix, puis dans le Grand Prix Spécial !).  Les dresseurs iront bien à Tokyo avec une équipe ( NDLA c’était bien le cas à Rio  mais pas à Londres). En CSO, il y a eu des ventes de chevaux et on ne peut pas aller contre, c’est même bon signe car si personne ne s’intéressait à nos chevaux, ça voudrait dire qu’on en a pas de bons ! Il y a beaucoup de très bons chevaux qui arrivent mais qui seront un peu jeunes pour Tokyo, on ne prendra pas de risque car il faut déjà penser à Paris 2024. C’est dans cet objectif qu’on peut réunir des cavaliers et propriétaires autour d’une motivation olympique, c’est plus important que l’argent ! Nous présenterons le plan de préparation olympique dans une conférence de presse sans doute au moment du Saut Hermès. C’est Sophie Dubourg qui pilote la mise en œuvre. »

S’il est satisfait d’avoir une totale représentation sur la prochaine échéance olympique, le président reste dubitatif sur l’effet d’entrainement du sport de haut niveau rappelant que les JEM de Normandie n’ont pas empêché la baisse des licences dans cette région. L’avenir de l’organisation des sports est aussi un sujet de réflexion, si ce n’est de préoccupation: « Il y a une réorganisation des sports en France. Au 30 juin, tous les cadres départementaux et régionaux du Ministère Jeunesse et Sport basculent vers le Ministère de l’Education Nationale, ça ne change rien pour nous car nous avons une dotation financière pour notre DTN. Pour le haut niveau tout va être entre les mains de l’Agence Nationale du Sport ( NDLA créée en août 2019), je pense que le Ministère des Sports disparaitra après 2024 ! Je n’ai jamais senti dans le discours ministériel beaucoup de soutien pour les fédérations. On a souvent eu comme ministre des anciens sportifs de haut niveau qui n’étaient pas en bons termes avec leurs anciennes fédérations ! Je crois que cette situation doit faire évoluer le rôle de notre fédération vers une coopérative de services pour les clubs. »

Le guide du dirigeant qui a été présenté à l’automne dernier lors du séminaire pour les jeunes dirigeants au Parc fédéral s’inscrit dans cette logique. Il sera l’occasion d’une présentation dans les départements par le staff fédéral avec Serge Lecomte en personne.  Car après l’échéance olympique 2020, il ne faut pas perdre de vue qu’il y aura l’échéance électorale ! L’année 2020 va être riche en sport et débats !