Bien-être équin, mon cher souci
vendredi 01 juillet 2022

Le colloque "Santé et Bien-être équin" organisé au Parc du cheval de Chazey-sur-Ain il y a quelques jours s’inscrit au coeur des préoccupations sociétales concernant le bienêtre animal. Une première approche à étoffer pour que tous les aspects du concept soient explicités avant de tomber dans un marketing débridé où le bien-être sera un argument de vente.

Créé en 2018 à l’initiative de la Chambre de commerce et d’industrie de Lyon Métropole et Saint-Etienne Roanne, le cluster Santé et bien-être équin réunit une vingtaine d’entreprises actives dans la filière équine de la région Auvergne-Rhône-Alpes. En Normandie, depuis 2014, le Conseil des chevaux porte la marque EquuRes, dont la raison d’être est l’attribution d’un label, après adhésion, aux structures équestres répondant à des critères de bien-être et de respect de l’environnement. Ces deux entités ont organisé le mardi 14 juin, sur le site du Parc du cheval de Chazey-sur-Ain, le colloque "Santé et Bien-être équin". Une journée d’échanges avec des interventions de conférenciers et la présence de sept stands de prestataires. Si le ticket d'entrée à soixante euros a sans doute été dissuasif pour certains, l’organisateur affichait cependant sa satisfaction pour cette première avec une participation de quatre-vingts personnes.

Des sujets concernants et inspirants

Après l’introduction faite par Isabelle Kintzig, présidente du cluster équin ainsi que de la marque de soins Ekin, et la présentation du label EquuRes par Charlotte Fustec, les intervenants ont enchaîné les exposés au sujet d’éléments pragmatiques, tels que ceux concernant l’alimentation et le poids idéal du cheval, ou plus ouverts à la réflexion, comme le concept d’écurie active. Même si on peut regretter le manque de clarification sur les enjeux éthiques et le manque de communication sur l’évolution de la législation, l’apport de connaissances fourni a été apprécié.

Venue avec quatre autres stagiaires BPJeps du Lycée agricole de Contamine-sur-Arve (74), Peggy Prévost nous a livré son ressenti. « Le lycée a pu avoir une prise en charge pour notre participation et je suis très contente d’avoir suivi cette journée. Au départ, de part l’intitulé du colloque, j’avais peur de me trouver face à une vision proche de l’anthropomorphisme, mais ça n’a pas été le cas. Le large panel d’intervenants a permis d’avoir beaucoup d’informations. Je suis en train de travailler sur mon projet d’installation et la présentation de l’écurie active m’a montré qu’on pouvait proposer d’autres formes d’hébergement, bien que ça me paraisse assez onéreux. Lors de ma première formation pour l’ATE, j’avais eu des bases sur les premiers secours aux chevaux, mais c’était vraiment le minimum. Là, l’intervention sur les blessures donnait beaucoup d’informations. La présence de stands était intéressante et m’a permis de prendre des contacts. Je ne suis pas assez compétente sur le sujet, mais je vais parler à mon maréchal de ce que j’ai vu en matière de ferrure. La comparaison avec la Suisse sur la réglementation m’a beaucoup intéressée. »

Le cas de la Suisse

En parlant de la Suisse, était présent à ce rassemblement Charles Trolliet, cavalier et vétérinaire, ancien président de la Fédération suisse des sports équestres et désormais président du Conseil et observatoire suisse de la filière cheval.

La suite de cet article est à découvrir dans le numéro 424 de L'Eperon Hebdo (paru le 29 juin 2022), disponible sur notre boutique en ligne.