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Diagnostic des boiteries du cheval
vendredi 05 décembre 2003

Cirale-consultation
Trois qualités de sols différents pour les aires d'observation.

Le Dr Sandrine Jacquet du CIRALE (Centre d’imagerie et de recherche) a exposé les avancées permettant de mieux cerner les pathologies locomotrices chez le cheval. Scintigraphie, radiographie, échographie, IRM : autant de techniques expliquées dans un cours passionnant et instructif.

En premier lieu, il est utile de rappeler que lorsque un cheval boîte, rien ne doit être entrepris avant d’avoir effectuer un examen clinique qui passe par un examen physique et dynamique du cheval (inspection, palpation, cheval vu aux 3 allures en ligne droite et sur le cercle, sur sol dur puis profond). Un premier bilan va ainsi permettre de faire le choix des examens d’imagerie pour voir la lésion.-La thermographie détecte les zones de chaleur sur le pied du cheval.-La scintigraphie consiste à injecter un produit radioactif au cheval couplé à une molécule se fixant sur l’os ce qui permet de voir les zones d’inflammation osseuse sans image radiographique ou échographique anormale. Grâce à cette technique, les régions du corps du cheval comme le bassin sont accessibles.- La radiographie connaît un développement considérable avec le numérique qui cumule les atouts (stockage sur fichiers informatiques, possibilité de faire varier l’exposition à partir d’un seul cliché pour visualiser l’ensemble des structures…). Les limites tiennent aux régions inaccessibles que sont le bassin, les tissus mous…-L’échographie a énormément progressé en passant de celle tendineuse à celle articulaire. De nouvelles régions sont explorables (échographie du bassin par voie transrectale). Cette technique est complémentaire de la radiographie.-L'IRM(imagerie par résonance magnétique) possède de nombreux intérêts : vision anatomique de tous les tissus, image à travers le sabot, différents plans de coupe possibles, information sur l’architecture osseuse alors que la radio est normale (permet de prévenir les fractures de fatigue). Cette technique d’avenir a cependant des limites tenant à l’anesthésie générale du cheval, à son coût (environ 1000 euros) et aux régions examinables allant de la tête jusqu’à mi-encolure, du pied jusqu’au genou et du pied jusqu’au jarret.