L'été, gare au coup de chaleur
vendredi 22 juillet 2022

Illustration douche
Illustration douche © Scoopdyga

Depuis quelques jours, une vague de chaleur frappe l’Hexagone et elle risque de ne pas être la dernière. Avec de telles températures, il devient difficile de savoir quoi faire avec son cheval, surtout pour qu’il ne souffre pas trop d’un tel épisode climatique. Cette semaine, L’Eperon Hebdo, en partenariat avec l’IFCE, vous donne quelques conseils à adopter lors de fortes chaleurs afin d’éviter les coups de chaud.

À chaque saison ses complications et, en été, ces dernières sont bien souvent liées aux fortes chaleurs. Comme pour certains cavaliers, elles peuvent parfois être difficiles à supporter pour les chevaux – surtout lorsqu’ils sont encore en activité – et peuvent entraîner ce que l’on appelle communément des "coups de chaud". « Le coup de chaleur est une hyperthermie provoquée par un défaut de régulation de la température interne du cheval en cas de forte chaleur extérieure », assure Bénédicte Ferry, vétérinaire. « Il s’agit d’une urgence grave dont il faut repérer les signes cliniques afin de la traiter rapidement et efficacement. » Car les conséquences d’un coup de chaleur peuvent être dramatiques, et entraîner la mort du cheval, ces organes n’arrivant plus à fonctionner normalement. « Le cheval est une espèce homéotherme : il conserve une température corporelle constante, indépendamment du milieu extérieur. Lorsqu'il fait trop chaud, il peut abaisser sa température de deux manières : la transpiration et la dilatation des vaisseaux sanguins sous la peau. Ces deux mécanismes augmentent l'élimination de la chaleur vers le milieu extérieur. Quand ils sont insuffisants pour faire baisser la température, par exemple lors d’un exercice intense associé à une forte chaleur extérieure, le coup de chaleur apparaît. La température corporelle, normalement comprise entre 37,5°C et 38,5°C, augmente et peut dépasser 41°C. Il en résulte des dysfonctionnements des organes internes : du fait de la vasodilatation périphérique, le sang s’accumule dans les vaisseaux de la peau et n’est plus disponible en quantité suffisante pour irriguer correctement ces organes vitaux », explique Bénédicte Ferry.

Facteurs favorisants et aggravants

Si, comme le souligne la vétérinaire, les coups de chaleur surviennent souvent après un effort long ou intense, ils peuvent également se déclencher lorsque le cheval est au repos. Cela, surtout s’il se trouve dans un lieu regroupant les trois éléments principaux favorisant l’hyperthermie : des températures élevées, évidemment, mais aussi un fort taux d’humidité et un manque d’aération, qui empêchent une bonne évaporation naturelle de la sueur dégagée par le cheval.

La suite de cet article est à découvrir dans le numéro 427 de L'Eperon Hebdo (paru le 20 juillet 2022), disponible sur notre boutique en ligne.