Le muscle dans tous ses états
mercredi 04 mars 2015

muscle
En endurance, la thermorégulation est essentielle. © Marine Turpin

Le muscle du cheval a été le sujet de la 15e journée européenne de l’Association vétérinaire équine française (Avef) qui s’est tenue le 27 février dernier à Roissy-en-France.

Les troubles respiratoires sont la première cause non locomotrice de contre performance chez le cheval, suivie de près par les problèmes musculaires. Dans une étude, le Dr Eric Richard (laboratoire Labéo Frank Duncombe, Calvados) constate qu’un quart des chevaux référés pour contre performance ont des problèmes de myopathie. Les questions sont alors multiples. A quel moment après un épisode de myopathie pourrais - je remettre le cheval au travail ? Est ce que j’aurai pu prévoir, anticiper la crise ?
Plusieurs outils peuvent être utilisés par le vétérinaire pour mettre en évidence un trouble musculaire, l’examen clinique, mais aussi des analyses sanguines, d’urine, des tests de réponse à l’effort, l’échographie, l’électromyographie, la biopsie musculaire (prélèvement d’un échantillon de muscle et analyse) et des tests génétiques.
Le muscle est fondamental chez le cheval, il exige d’abord une mise en condition afin que son métabolisme soit adapté à l’effort demandé, et aussi à une bonne récupération. En outre, la gymnastique du cheval de sport a trois objectifs principaux, comme le rappelle le professeur Jean – Marie Denoix (Cirale, Dozulé) : l’assouplissement, le développement de l’efficacité temporo-spatiale de la contraction et de la coordination musculaire, la rééducation des lésions. Le muscle est bien entendu particulièrement impliqué lors de tout exercice physique. Connaître l’anatomie fonctionnelle du cheval est essentiel.
Le muscle est un tissu qui s’adapte avec l’entrainement et l’exercice. Néanmoins, dans certaines situations, la frontière va basculer entre l’adaptation et la pathologie, de cas bénins, à des troubles bien plus graves, des courbatures, à la rhabdomyolyse et au syndrome d’épuisement.
: