Le projet ERViP approfondie les recherches sur les affections respiratoires
vendredi 28 septembre 2012

grippe
Ph. Marine Turpin

Une réunion de lancement s’est tenue le 24 septembre dernier au Laboratoire Frank Duncombe (Calvados) pour présenter le projet de recherche ERViP (Equine Respiratory Viruses inflammation and Performance).

L’enjeu de ces recherches est en effet de taille. « Ce projet répond aux besoins de la filière, car les affections respiratoires engendrent des pertes financières importantes » explique Albertine Léon, chercheur du Pôle Recherche du Laboratoire Frank Duncombe. En témoignent d’ailleurs les récents épisodes cette année en terme normande de grippe qui avaient conduit à l’annulation de plusieurs concours phares et à l’instauration de mesures sanitaires. Les conséquences des affections respiratoires sont donc importantes, en termes de morbidité, mais aussi de pertes financières potentielles, elles sont aussi responsables de contre-performance chez le cheval athlète.
Le projet, financé à hauteur d’un million d’euros sur 3 ans, bénéficie d’un Fonds européen pour le développement économique régional (Feder). Il bénéficie aussi du soutien financier du Conseil Général du Calvados, du laboratoire Pfizer, du Conseil Régional de Basse-Normandie et de l’IFCE.
Des retombées essentielles sont attendues, tant pour la communauté scientifique, que la filière et l’industrie.
Le projet ERViP va se décliner en deux études : l’une longitudinale avec le suivi mensuel durant 2 ans de 50 chevaux (trotteurs et galopeurs) sélectionnés, et une autre dite « Cirale » qui s’appuie sur le recueil des prélèvements de cas référés pour contre-performance. Les résultats de ces deux populations seront confrontés. Les échantillons seront notamment analysés par des techniques de biologie moléculaire qui font l’objet d’une thèse doctorale de l’Université de Caen.
« Un premier panel de virus sera systématiquement étudié : grippe, EHV 1, 4, 2 et 5 » précise Albertine Léon. Nadia Doubli – Bounoua (doctorante) va également réaliser une quantification de la charge virale par des techniques de biologie moléculaire dédiées. « Les rhinovirus A et B, ainsi que les coronavirus seront aussi recherchés. En outre, nous essayons de mettre au point un outil qui permettra de détecter la présence éventuelle de nouveaux virus ».
Les vétérinaires du groupement bas normand apportent leur expertise pour réaliser les prélèvements selon un protocole standardisé. Ce projet est aussi mené en partenariat avec l’équipe de  virologie de l’Université de Caen.