Les tiques : petites bêtes, gros tracas
lundi 11 juillet 2022

Illustration tique
Illustration tique © Pixabay

Chaque mois, l’IFCE propose plusieurs webconférences, sur des sujets très variés comme l’alimentation, le bien-être, la génétique, le travail du cheval, etc. Cette semaine, L’Eperon Hebdo vous propose de revenir sur la webconférence proposée par le Docteur Sarah Bonnet, vétérinaire, parasitologue et entomologiste médicale : « Tiques et chevaux : quels risques en France ? »

Si, au printemps et en été, de nombreuses activités reprennent pour les passionnés de chevaux à l’issue de la pause hivernale – à l’image des compétitions – il en est d’autres dont certains aimeraient finalement bien se passer toute l’année, comme la chasse aux tiques. « Du printemps à l’automne, il s’agit d’une période à risques en France en ce qui concerne les tiques », confirme Sarah Bonnet, vétérinaire, parasitologue et entomologiste médicale. Tous les ans, les tiques mènent ainsi la vie dure aux propriétaires de chevaux, qui les traquent sans relâche afin d’éviter qu’elles ne fassent de mal à leurs protégés. Mais il s’agit-là d’une bête fort coriace ! Présente sur Terre depuis plus de 270 millions d’années, la tique se multiplie en trente genres et plus de neuf cents espèces différentes, peut être retrouvée à n’importe quel endroit du globe (dans les zones chaudes et tempérées comme froides) et est capable de se nourrir du sang de tous les vertébrés existants, leur transmettant par la même occasion certaines maladies dont chacun se passerait bien.

Un rôle pathogène direct et indirect

Redoutables, les tiques le sont d’ailleurs notamment par leurs capacités à créer mais aussi transmettre certains maux. Voilà ce qui s’appelle être sur tous les fronts. Car, comme le précise le Docteur Sarah Bonnet, « les tiques ont un rôle pathogène direct en étant par exemple à l’origine d’inflammation locale, de surinfection des plaies, de spoliation sanguine ou d’allergie », mais également un rôle pathogène indirect. « Elles sont un vecteur d’agents pathogènes comme des virus, bactéries et parasites », explique la vétérinaire, parasitologue et entomologiste médicale. Et, comme souvent, les tiques ne font pas les choses à moitié : de nos jours, au niveau mondial, elles représentent le premier vecteur pour la santé animale et le deuxième (derrière les moustiques) pour la santé humaine. Cela, principalement en raison du volume sanguin qu’elles sont capables d’ingurgiter et du temps relativement long qu’elles passent fixées à la peau de leur hôte, du fait qu’elles parasitent beaucoup d’animaux différents (favorisant ainsi la circulation des agents pathogènes), de leur très grande longévité et de leur haut potentiel reproductif, mais également en raison du fait qu’elles se déplacent sur de longues distances grâce à leur hôte et que leurs piqûres passent généralement inaperçues. Cependant, le Docteur Sarah Bonnet tient à le préciser : « toutes les tiques ne sont pas infectées et toutes ne transmettent pas les mêmes agents pathogènes ». Plus encore, « l’acquisition et la transmission de ces agents ne se fait ni immédiatement, ni de façon systématique, à l’exception des virus. Cela peut prendre, dans la plupart des cas, plusieurs heures ou plusieurs jours après fixation ».

La suite de cet article est à découvrir dans le numéro 425 de L'Eperon Hebdo (paru le 6 juillet 2022), disponible sur notre boutique en ligne.