Protéger la santé de son cheval en compétition
lundi 21 mars 2022

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Illustration © Pixabay

Alors que, comme l’Europe en 2021, la Californie est actuellement touchée par une épidémie de rhinopneumonie entraînant l’annulation de nombreuses manifestations équestres, il semble opportun de faire un point sur les bons réflexes à avoir pour limiter les risques de transmission de maladies chez les chevaux. Une piqûre de rappel proposée par Marie Delerue, vétérinaire et ingénieure, lors de la webconférence « Manifestation équestre : protéger la santé des équidés », à retrouver dans le numéro 409 de L'Eperon Hebdo.

Le 6 mars dernier, la Fédération équestre internationale annonçait l’annulation de la Coupe des nations de San Juan Capistrano, en Californie, en raison d’une importante épidémie de rhinopneumonie dans cette région des États-Unis. Quelques jours avant cette décision, deux chevaux avaient dû être euthanasiés à Thermal, durant une compétition organisée au Desert International Horse Park. Une situation plus qu’inquiétante donc, qui a obligé la Fédération équestre américaine à mettre en place des protocoles sanitaires stricts et qui, surtout, n’est pas sans rappeler l’épidémie survenue en Europe au début de l’année 2021. Une chose est sûre : aucun cavalier, propriétaire ni organisateur de concours ne souhaite revivre une telle situation. Pour cela, et afin de prévenir la transmission de certaines maladies pouvant entraîner de telles conséquences, il est indispensable de mettre en place certaines règles et habitudes au sein des écuries.

Les déplacements, un facteur de transmission important

En 2019, avant que les diverses crises sanitaires ne viennent perturber notre quotidien, pas moins de 715 000 engagements en compétition avaient été comptabilisés en France, toutes disciplines confondues en catégories Amateur et Pro au niveau national, selon les statistiques fournies par la FFE. Un nombre jamais atteint auparavant, qui met en évidence le fait que, de plus en plus, les chevaux issus de différentes écuries, voire de différentes régions, sont amenés à se rencontrer. Des rencontres qui, malgré leur aspect convivial, sont aussi, malheureusement, propices à la transmission de certaines maladies. « Les contacts rapprochés augmentent les risques, d’autant plus que les chevaux proviennent souvent de régions ou d’écuries qui ont des statuts et une gestion sanitaires différents », rappelle Marie Delerue, vétérinaire, avant d’ajouter que les chevaux soumis au stress, aux efforts physiques et au transport ont généralement, en plus, une immunité moins importante que les autres.

La suite de cet article est à découvrir dans le numéro 409 de L'Eperon Hebdo (paru le 16 mars 2022), disponible sur notre boutique en ligne.