Une ceinture qui soulage le dos approuvée par les maréchaux
mardi 21 janvier 2020

Ceinture de dos Atlas
Atlas, un exosquelette muni de vérins et de micro-moteurs qui accompagnent le mouvement, soulage les maux de dos et pourrait trouver un public réceptif chez les maréchaux-ferrants © DR

Les maréchaux-ferrants sont souvent victimes de maux de dos et nombreux sont ceux dont la carrière est écourtée pour ce problème. Atlas, un exosquelette muni de vérins et de micro-moteurs qui accompagnent le mouvement, les soulagent.

Jean-François Craipeau, 38 ans, président de l'Union française des maréchaux, utilise la ceinture Atlas depuis six mois. « Je suis conquis ! Le premier jour ma douleur s'est réduite à une simple gêne, puis s'est complètement estompée. J'étais prêt à arrêter de ferrer, je ne tenais même plus assis sur un canapé, maintenant ma vie quotidienne est redevenue normale er agréable. » Jean-François Craipeau, qui exerce à Genainville (95), a été un des premiers à tester Atlas. Dossier médical à l'appui, il le recommande à ses collègues. Y compris aux jeunes, qui auraient intérêt à s'équiper avant de souffrir...

Conçu par la petite entreprise française, Japet Medical Devices (équipements en robotique), installées à Loos dans le Nord, cet exosquelette voit le jour après 4 ans de recherche associant deux médecins du CHU de Lille, Vincent Tiffeau et Fahed Zaïri, avec un réseau de kinésithérapeutes spécialisés et le cluster Eurasanté. Il vise la rééducation de traumatisés et handicapés, mais soulage tous les maux de dos : les micromoteurs allègent la pression sur la colonne vertébrale et accompagnent les mouvements. La liberté de mouvement reste intacte, la capacité de ferrer augmente tout en limitant les risques provoqués par les mauvaises positions. « Atlas est léger et facile à installer d'un coup de scratch, les chevaux n'en ont pas peur car ce n'est pas bruyant. On s'y adapte vite », poursuit Jean-François Craipeau. « C'est pratique, garanti deux ans, livré avec deux batteries, soit 10 heures d'autonomie et un service après-vente régulier. » 

« Le coût, six mille euros, est amortissable en frais professionnels en cinq années. Surtout il change la vie! Le textile est facile à nettoyer, qui ne capte ni la poussière ni la sueur. Pas fragile, il ne craint pas les intempéries, donc c'est un produit bien pensé pour nous. ». Alors quels sont les inconvénients? Il peut être gênant si l'on est corpulent ou trop mince. Et le principe pourrait-il être retranscrit pour les cavaliers ? L’entreprise Japet va s’en occuper prochainement…