Aides gouvernementales : la FNC demande plus d'équité pour la filière
mardi 30 juin 2020

Fédération nationale du cheval
La Fédération nationale du cheval est une association spécialisée de la FNSEA © DR

A la suite de l'annonce du Gouvernement de la mise en place d'une aide exceptionnelle pour les centres équestres et poneys-clubs, la Fédération nationale du cheval (FNC) interpelle le ministre de l'Agriculture et demande à ce que le dispositif de soutien soit élargi au reste de la filière.

L'aide promise par l'Etat ne concerne que les équidés affectés aux activités d'animation, d'enseignement et d'encadrement ouvertes au public et dont la charge revient entièrement aux structures équestres. Tenant compte du fait que ces poneys et chevaux ont du être nourris et soignés durant le confinement sans qu'ils ne puissent assumer leur rôle d'instruction à cause de la fermeture des établissements recevant du public, Didier Guillaume a décidé d'octroyer une aide de 120€/cheval, dans la limite de 30 équidés par établissement soit un montant maximal de 3600€.

Si la FNC se réjouit de cet accompagnement mis à disposition des de centres et fermes équestres, elle reproche l'exclusion du reste de la filière du dispoditif. "Quand le périmètre de l’aide exceptionnelle a été connu, la FNC a de nouveau alerté l’IFCE quant à la nécessité d’y intégrer les éleveurs et agriculteurs diversifiés de la filière, lourdement, eux aussi, impactés par la crise et le confinement. Pour autant le parti pris de ne soutenir qu'une partie de la filière se confirme : les critères mis en place pour accéder à l’aide sortent d’office l’élevage et les agriculteurs qui valorisent les équidés avec des pensions à la ferme, des fermes pédagogiques, du travail, de l'entraînement ou encore du tourisme sans encadrant. Pourtant c’est bien toute la filière qui a dû assurer la santé et le bien-être des animaux durant tout le confinement", indique la FNC dans un courrier adressé au ministre. La Fédération nationale pointe notamment l'arrêt brutal du marché du commerce, l'absence de valorisation des produits par les circuits touristiques et sportifs, la diminution des saillies, l'arrêt des courses et celui de la transhumance des chevaux de trait. 

Commentaires


Géra B | 01/07/2020 00:25
Une partie de la filière oubliée des aides ? et abandonnée de la branche ? ....Ah oui et pas à moitié. Mais cela arrange surement. Nombreuses cessations d'activités feront la joie de certains. Le malheur des uns ne ferait-il pas le bonheur des autres ?