Le CNOV et l'AVEF préconisent l'arrêt du suivi gynécologique
mercredi 18 mars 2020

Une vétérinaire en pleine
Une vétérinaire en pleine © Coll. S-B SF

Depuis quelques jours, le Conseil national de l'Ordre des vétérinaires (CNOV) et l'Association Vétérinaire Equine Française (AVEF) diffusent un maximum d'informations à l'intention de leurs membres pour les guider dans l'adaptation de leurs pratiques pour limiter la propagation du Covid-19. Résumé.

Le suivi gynécologique suspendu

Le CNOV et l'AVEF ont indiqué que les actes de gynécologies non urgents, dont les suivis, doivent être suspendus pour les 15 jours à venir, jusqu'au 1 avril y compris. Les actes d'obstétrique ou de post-partum, qui peuvent mettre en jeu la santé à long terme ou la survie de la jument ou du poulain ne sont pas concernés par cette interdiction.

Cette recommandation de bon sens vise en premier lieu à lutter contre la propagation du virus et à donner le temps à chaque établissement recevant des juments pour des actes de gynécologie de mettre en place les procédures d’application des gestes barrières et de biosécurité.

La situation sanitaire évoluant au jour le jour, des mesures adaptées seront étudiées dans le laps de temps de ces 15 jours pour évaluer les conditions d’une reprise de ces actes dans des conditions de risque maitrisé, en toute sécurité pour les vétérinaires, les détenteurs des juments et les personnels associés. Un point sera effectué dans une semaine avec toutes les parties prenantes.

Différer ses interventions, ou non ? 

De manière générale, le CNOV invite les vétérinaires à reporter les interventions non urgentes ainsi qu'à suivre plusieurs principes de prévention comme :

- Réduction au maximum des déplacements, des déplacements des clients, et par voie de conséquence de leur activité professionnelle ;

- La prise en charge de la demande d’un client à la condition préalable d’un contact téléphonique visant à apprécier si la demande peut être différée, à défaut organiser le flux de personnes présentes dans une même unité de temps et de lieu.

Jacques Guerin, président du Conseil national de l'Ordre des vétérinaires, précisait : "il semble que les consignes encadrant l’ouverture des établissements de soins vétérinaires et la continuité de l’activité vétérinaire n’ont pas été interprétées à leur juste mesure. Il paraît utile de vous apporter les clés de décision pour segmenter les actes « devant être différés » et ceux « pouvant ne pas être différés »". La liste détaillée est à retrouver : ICI.