Le CREIF alerte les élus sur les conséquences de la crise pour la filière
lundi 06 avril 2020

CRE Ile de France
CRE Ile de France © CREIF

Dans un courrier adressé aux élus franciliens (communes, départements, régions, députés, sénateurs), Serge Lecomte, président de la Fédération française d'équitation, et Emmanuel Feltesse, président du Comité régional d'équitation d'Ile de France, ont alerté les conséquences dramatiques que la crise sanitaire va avoir sur la filière. La FFE demande ainsi à l'Etat un retour à une TVA de 5,5%, la réactivation du Fonds Equitation et la mise en place d'aides agricoles spécifiques de la part des collectivités locales. Voici le texte dans son intégralité :

Crise sanitaire : les structures équestres franciliennes en grande difficulté

▪ Des milliers d’emplois menacés pour le 1er employeur du milieu sportif
▪ Un risque sanitaire pour 400 000 poneys et chevaux

La crise sanitaire a obligé l’ensemble des structures équestres accueillant du public (centre équestre, poney-club, écuries de propriétaires, centres de tourisme équestre, organisateurs de manifestations…) à fermer leur établissement depuis le dimanche 15 mars. A la différence d’autres secteurs, la fermeture des établissements équestres ne signifie pas pour autant que le travail s'y est arrêté. Bien au contraire, alors même que les structures n’ont plus d'activité, et donc plus de recettes, elles doivent assumer financièrement l'entretien de la cavalerie et payer, voire embaucher, du personnel pour cela, à la différence d’autres sports qui n’ont eu qu’à stocker leur matériel (ballons, raquettes…).

Cette situation plonge un grand nombre de structures dans une situation critique. Les mesures annoncées par le Gouvernement (activité partielle, report de charges, Fonds de solidarité…) s’appliquent difficilement à notre secteur du fait de la nécessaire permanence d’activité liée à la surveillance et l’entretien des équidés. Si les établissements peuvent difficilement absorber ces charges pour le mois de mars, ils n’y parviendront pas au mois d’avril, ce qui – outre le risque économique – fait courir un risque sanitaire supplémentaire pour les 400.000 poneys et chevaux qu’ils hébergent.En grand danger et menacée, la filière lance un cri d’alarme à l’Etat et aux collectivités locales pour :
• TVA à 5.5% pour l’ensemble des activités équestres afin de retrouver de la trésorerie dès la reprise des activités. Ce taux de TVA été applicable jusqu’en 2013 et, en raison de la condamnation de la France par la Cour de justice de l’Union européenne, n’a pu être maintenu.
• Réactivation du Fond Equitation initié par l’Etat en 2014
• Aides spécifiques Départementales et Régionales pour sauver un secteur agricole qui représente un tissu économique local à forte valeur ajoutée sociale et environnementale.