Philippe Audigé et le GHN sur le front
vendredi 03 avril 2020

GHN
Le personnel du GHN s’applique à accompagner les adhérents dans la lecture, la mise en pratique et l’application des mesures gouvernementales aux entreprises mises en place © Coll.

En cette période de crise sanitaire, le Groupement Hippique National est plus que jamais à l’écoute de ses 3000 adhérents. Entretien avec son président, Philippe Audigé.

L'Eperon : En quoi consiste votre action actuellement ?

Philippe Audigé : Le gouvernement a mis en place une palette d’aides à l’intention des entreprises (voir notre synthèse sur les mesures d’aides aux entreprises, ndlr) qui n’est pas exclusivement conçue pour les centres équestres. Notre mission vis-à-vis des centres équestres est double. Nous sommes actuellement en phase un de notre action de soutien et de conseil. L’intégralité de notre personnel est à l’écoute de nos adhérents, et s’applique à les accompagner dans la lecture, la mise en pratique et l’application de ces mesures gouvernementales aux entreprises dans un discours compréhensible par tous, mais aussi à les faire étendre aux centres équestres, ce qui n’est pas toujours le cas.  Les règles du jeu changent fréquemment, parfois tous les deux jours, parfois deux fois par jour, ce qui génère un climat d’anxiété chez les dirigeants. Nous sommes totalement mobilisés sur cette première phase. 

Qu’en est-il de la suite de votre action ?

Lors de la phase deux, nous poursuivrons l’accompagnement des dirigeants, comme pour la totalité de la durée de la crise, mais cette fois en rentrant dans le détail, en considérant leur situation au cas par cas. Nous anticipons sur un début de phase deux sans doute la semaine prochaine. La phase trois sera celle de la reconstruction, mais à l’heure actuelle nul n’est en mesure de savoir à quelle échéance. Nous nous battons aussi pour agir auprès des autorités pour pouvoir étendre les mesures gouvernementales aux centres équestres, car, malgré leur appartenance à la filière agricole depuis 2002, ils sont régulièrement oubliés. C’est le cas par exemple du dispositif qui autorise les personnes en chômage partiel à cumuler leurs revenus avec ceux issus de la cueillette des fruits et légumes, ce qui nous permettrait de mettre en place au  niveau national un pool de soigneurs et d’enseignants (à l’image de la réserve des soigneurs du CRE CVL, voir interview de Pascal Deboudt, ndlr).   

Quel est votre message aux dirigeants ? 

Je leur demande surtout d’être patients. Je tiens à leur rappeler que le GHN est là pour les aider. Un réseau d’entraide est en train de se mettre en place. Il faut y croire, nous allons forcément trouver des solutions. Il appartient à l’ensemble des professionnels d’être solidaires. 

A noter, actuellement, le site du GHN, habituellement réservé exclusivement aux adhérents, est en partie accessible à tous : https://www.ghn.com.fr/