Devant les juridictions britanniques, la princesse Haya Bint Al-Hussein demande des ordonnances de protection
lundi 19 août 2019

Princesse Haya Bint Al-Hussein
La princesse Haya a fait la demande de mesures de protection concernant ses enfants devant les juridictions britanniques © Scoopdyga

En juin dernier, il était révélé que la princesse Haya Bint Al-Hussein, ancienne présidente de la Fédération Equestre Internatonale et épouse du Sheikh Mohammed ben Rachid Al Maktoum avait fui les Emirats Arabes Unisa avec ses deux enfants. Elle s’était d’abord dirigée en Allemagne pour demander l’asile politique, avant de se rendre au Royaume-Uni.

Il semblerait que ce soit à Londres que se dérouleront les suites de l’affaire de la princesse Haya Bint Al-Hussein. L’ancienne présidente de la Fédération Equestre Internationale avait d’abord cherché refuge à Berlin (à lire ici). La princesse aurait ensuite fait une demande d’asile politique au Royaume-Uni d’après le New York Times, et serait à Londres. D'après le groupe Detained in Dubai, la femme de 45 ans aurait fui son époux le Sheikh Mohammed ben Rachid Al Maktoum pour violences domestiques afin de protéger ses enfants. Fin juin, ce dernier s’était exprimé sur Instagram par le biais d'un poème où il exprime son sentiment de trahison et dans lequel figurent les vers suivants : « Ta place n’est plus avec moi. Cela m’est égal que tu vives ou que tu meures ».

Les Emirats Arabes Unis auraient contacté le Royaume-Uni afin de demander le retour de la princesse, les Bureaux des affaires étrangères de cette nation considéreraient toutefois cette affaire comme un litige privé. Contactée par la BBC, l’ambassade des Emirats Arabes Unis à Londres ne s’est pas prononcée sur cette affaire, considérant qu’il s’agissait d’un litige entre deux personnes privées. D’après The Guardian, le couple se serait lui exprimé via un communiqué : « les procédures concernent le bien-être des enfants issus de leur mariage et ne concernent ni le divorce ou un quelconque aspect financier ».

La High Court du Royaume-Uni sollicitée pour deux ordonnances de protection

Très liée avec le Royaume-Uni puisqu’elle est d’ailleurs diplômée de l’Université d’Oxford et proche du prince Charles et de la princesse Anne, la princesse Haya a entamé des procédures juridiques contre son mari à Londres. Une longue affaire s’annonce donc, la femme s’étant entourée de Maître Fiona Shackleton, avocate du prince Charles lors de son divorce avec Lady Diana, du prince Andrews mais aussi conseillère juridique des princes Harry et William. De son côté, le Sheikh a lui fait appel (entre autres) aux services de Maître Helen Ward, avocate spécialisée dans les affaires familiales et matrimoniales, ayant travaillé pour Guy Ritchie dans son divorce avec Madonna.

Selon Associated Press News, la princesse Haya aurait fait une demande d’ordonnance de protection à la High Court britannique à Londres, impliquant la chambre réservée aux affaires familiales. Des audiences préliminaires se sont tenues les 30 et 31 juillet, où les griefs entre les deux parties ont pu être établis. Elle a ainsi demandé à ce qu’une ordonnance de protection soit mise en place contre un mariage forcé concernant ses enfants, ainsi qu’une autre concernant des maltraitances et brutalités domestiques, toujours concernant ceux-ci. Elle aurait également demandé à avoir la tutelle de ces derniers. Une ordonnance de protection contre un mariage forcé vise à protéger une personne ayant été ou qui sera forcée à épouser un autre individu, tandis que qu’une ordonnance de protection relative à des maltraitances vise à mettre en place une protection contre la violence ou le harcèlement d’un partenaire, ancien partenaire ou membre de la famille.

Le président de la chambre des affaires familiales de la High Court, le juge Andrew MacFarlane, a rejeté l’une des demandes des avocats du Sheikh sollicitant davantage d’informations sur les mesures de protection demandées par la princesse. Celui-ci n’aurait pas été présent à l’audience ayant eu lieu le 30 juillet. Une nouvelle audience aura lieu en novembre, suite à ces audiences préliminaires.