La Région des Hauts-de-France s'engage pour la filière équine
mardi 23 juillet 2019

Marie-Sophie Lesne
Marie-Sophie Lesne (à droite) aux côtés de Gérard Manzinali et accompagnée de Guillaume Canet, entouré des vice-présidentes de la région des Hauts-de-France © Elisabeth Gillion

Le 24 septembre prochain, le conseil régional des Hauts-de-France fera voter son plan de développement de la filière équine, dans un but de développement rural et d’énergie durable.

"Nous allons soutenir tous les métiers de la filière car le cheval est un puissant facteur d'image comme de développement économique, culturel, territorial" annonçait Marie-Sophie Lesne, vice-présidente de la région, lors du Jumping de Chantilly, le 13 juillet. "En tant que fille et soeur d'éleveurs de trotteurs, je connais bien le secteur et les difficultés des éleveurs". Elle sait en effet que ces derniers élèvent par passion mais que malgré les aides, l'activité demeure un coût pour la plupart.

"Cette filière est trop discrète avec ses pôles d'excellence comme le trot à La Capelle, les courses de galop, les compétitions internationales et le polo à Chantilly, les équipements du Touquet et de Compiègne..." déclare la vice-présidente, "malgré sa qualité, elle souffre et est mal connue dans ses réalités". Source de qualité, l’excellence de la filière s’illustre entre autres par Nino des Buissonnets, né chez Jean-Luc Deroubaix à Douai et champion olympique en 2012 ; ou bien encore Tacoma d’Horset qui faisait partie de l’équipe japonaise terminant 4e aux Jeux Equestres Mondiaux de Tryon.

De leur côté, les races de trait ont déjà leur réseau : les primes à la naissance pour les Boulonnais et Traits du Nord ont permis de stabiliser la population. Ces dernières sont dédiées aux animaux inscrits au stud-book, dûment certifiés par une personne habilitée à identifier les équidés. Une surprime peut également être attribuée pour les Boulonnais dont l’hérédité est inférieure à 7%. De plus, les éleveurs présentant leur poulain en concours d’élevage et d’utilisation à 2 ans ont droit à une autre prime. Malheureusement, les éleveurs sont âgés et se font rares.

Afin de valoriser ces chevaux de de trait, la région a lancé un appel à projets -réservé aux professionnels présentant un budget de 25 000€ maximum par an- impliquant l’utilisation de ces animaux. Elle finance ainsi 30% de l'investissement des collectivités et associations se servant des chevaux pour des domaines tels que le tourisme, le nettoyage des plages et des espaces verts ou encore la sécurité. "En tant qu'agent de service public et source d'énergie durable, le cheval répond aux attentes de notre société. Il réduit les gaz à effet de serre en remplaçant un véhicule à moteur et il recrée des liens entre les personnes" explique Marie-Sophie Lesne.

La prochaine étape n’est autre que le vote du plan de 3 ans à la rentrée qui devrait s'élever à 5,3 millions d’euros.