Les journées Sciences et Innovations équines: 1ère édition réussie
mercredi 29 mai 2019

Les journées Sciences et Innovations équines
La première édition des journées sciences et innovations équines a eu lieu le 23 et 24 mai, à Saumur, sur le site de l’IFCE. © Christine Marquenet

La première édition des journées sciences et innovations équines a eu lieu le 23 et 24 mai, à Saumur, sur le site de l’IFCE. Ces journées, ouvertes à tous les acteurs de la filière cheval ont été suivies par 250 participants qui ont pu découvrir, échanger et débattre autour des dernières nouveautés scientifiques et techniques de la filière équine. 

Sept thèmes principaux ont fait l’objet de plusieurs interventions : « Cheval, territoire et société », « Diffuser la connaissance, « Santé des équidés », « Performance des équidés », « Travailler avec les équidés », « Bien-être et comportement », « Génétique et l’élevage ». Deux tables rondes ont également été organisées : « Rôle du cheval dans les territoires » et « Gestion des risques sanitaires ». Des démonstrations et des explications autour de posters qui présentaient de nouveaux objets de recherche ont été très appréciées.

La santé des équidés

La santé et le bien-être animal ont été largement abordés dans plusieurs conférences. L’épidémie de rhino-pneumonie qui a impacté la filière équine en 2018 a été largement évoquée. Les intervenants ont beaucoup insisté sur l’intérêt de la vaccination, même si son efficacité n’est pas absolue pour cette pathologie. La nécessité de surveiller la température des équidés et de les isoler dès qu’un doute apparait est, à leurs yeux, la meilleure mesure à prendre. Les troubles musculo-squelettiques, les encéphalites, la myopathie atypique et le virus West Nile (transmis par les moustiques) ont également fait l’objet de plusieurs interventions.

Améliorer le mode de vie des équidés

Le bien-être des équidés a été souvent évoqué. Leur mode de vie, parfois enfermé dans des boxes et sans lien social, a été dénoncé. Des pistes d’amélioration du bien-être des chevaux ont été évoquées comme le fait de leur permettre d’aller dans des paddocks à l’extérieur,  de vivre dans de nouvelles structures comme les « écuries actives », l’utilisation de la musique pour diminuer leur stress.

Autour de la performance

De nombreuses interventions ont concerné les outils utilisés dans le but d’améliorer la performance des chevaux de course et de sport. Des mesures de paramètres physiologiques, l’utilisation d’une sangle connectée qui permet de mesurer la fréquence cardiaque ou des capteurs (le projet Mazarin) qui analysent  le fonctionnement du cavalier font partie des outils destinés à l’amélioration de la performance. Une autre étude s’est penchée sur les contraintes mécaniques du dos du cavalier lorsqu’il est au galop, démontrant, entre autre, la nécessité de lutter très tôt contre les attitudes délétères du cavalier. 

La génétique et l’élevage

Des analyses destinées à améliorer la qualité de la production équine en fonction des objectifs de performance ont été présentées. L’importance de la diversité génétique, des études concernant l’hérédité, des outils pour mieux gérer le fonctionnement de l’élevage ont fait l’objet de plusieurs interventions. 

A savoir

L’IFCE anime depuis janvier 2019 un réseau qui regroupe une trentaine d’acteurs de la filière équine. Ce réseau a pour vocation de collecter et diffuser les connaissances de la filière, et, le site Equipédia (www.equipedia.ifce.fr) devient le site de référence des connaissances autour du cheval. Il regroupe de nombreuses fiches techniques, des données statistiques, des outils de simulation. Une librairie et une vidéothèque sont disponibles et le site permet aussi de participer à des web-conférences.