Tengri, le bleu du ciel
vendredi 30 avril 2010

tengri-personnage
Image tirée du film

Tengri, le dernier film de Marie Jaoul de Poncheville vient de sortir en salle. Les traditions et les immenses paysages du Kirghizstan servent de toiles de fond à ce drame social et cette histoire d’amour entre une jeune femme kirghize et un marin Kazakh.

Marie Jaoul de Poncheville a débuté son travail cinématographique sur cette partie de l’Asie à la fin des années 80 avec « Sept femmes au Tibet ». Comme le rappelle sa biographie, cette ancienne journaliste qui avait créé avec François Truffaut sa maison d’édition 5 continents est : « engagée politiquement et personnellement pour la cause tibétaine, elle passe plusieurs années au Népal et au Tibet où elle réalise de nombreux documentaires. Plus tard, elle tourne en Mongolie les longs-métrages « Molom, conte de Mongolie » puis « Yönden » autour d’un jeune Mongol. »Avec Tengri, le bleu du ciel, cette réalisatrice attachée à l’Asie centrale entraîne le spectateur au cœur de la vie d’un village kirghize planté dans les hautes montagnes où la condition de la femme reste encore un combat. Les chevaux sont bien sûr présents. Des chevaux aux aptitudes incroyables, capables d’avaler des dénivelés très importants dans les deux sens.

Primé en 2009 au Festival international du film de Tunis, au Festival international du film romantique de Cabourg et au Festival du film de Sarlat, ce film a été tourné dans les montagnes célestes là où Jacqueline Ripart se bat pour la reconnaissance de la race kirghize. Une co-production L Films et Ciné Dock.Un film qui sort quelques semaines après les émeutes sanglantes de la capitale Bichkek suivies par la destitution de l’ancien président de la république Kourmanbek Bakiev et l’arrivée de l’opposition au pouvoir. Une situation de crise politique interne liée au mode de gouvernance contestée de Kourmanbek Bakiev.

Visionnez la bande annonce et l'interview de la réalisatrice