"Songe d’une nuit en Camargue"
jeudi 20 juillet 2006

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Ph. Florence Chevallier

Un son et lumières dans un décor lacustre et naturel, le 13 juillet au soir le « Festival du Cheval » a débuté par un spectacle en hommage à la tradition équestre camarguaise.

Amoureux de leur patrimoine, les habitants du Delta ont souhaité faire partager du 13 au 16 juillet leur passion du cheval en offrant plusieurs jours de fête avec différents spectacles et défilés d’attelages, animations équestres…Un festival où les spectacles sont donnés en plein air, « Songe d’une nuit en Camargue » est la deuxième édition d’un récit contant l’histoire de la Camargue.

Cette nouvelle production mise en scène par Thierry Pellegrin (un enfant du pays) évoque autour de 5 tableaux dans une zone non fermée avec 100 chevaux -des juments, des poulains et des taureaux- l’arrivée des deux Saintes fondatrices du village des Saintes Maries de la Mer, Sainte Marie Jacobé et Sainte Marie Salomé mais encore la légende de Saint Georges (saint patron des gardians) terrassant le Dragon. Personnifiant l’idéal chevaleresque, celui-ci pourfend à cheval et en armure, portant un écu et une bannière blanche à croix rouge (symbole des croisés) les eaux des marais à la poursuite du dit dragon.Ces tableaux vivants retracent également avec la participation des gardians de Camargue, des manadiers ainsi que des arlésiennes en amazone conduites par la reine d’Arles et ses 2 demoiselles d’honneur, la création de la Nation Gardianne.

Le marquis de Baroncelli est à l’honneur également dans ce spectacle, lui qui voua sa vie à la Camargue et a donné ses lettres de noblesse aux gardians fut également le défenseur des indiens d’Amérique rencontrés dans le cirque de Buffalo Bill et des gitans auxquels il obtint le droit d’honorer publiquement Sainte Sara.La musique très touchante et les textes extraits des œuvres d’écrivains de Camargue lus par un talentueux conteur local ont conduit les nombreux spectateurs vers un final en apothéose où l’ensemble des participants amateurs ont fait preuve de leur habileté à conduire le bétail face aux bannières de la nation gardianne et de la confrérie des gardians.