Guillaume Bourdon Martin, du complet à l’approche globale
vendredi 16 août 2019

Guillaume Bourdon Martin
Guillaume Bourdon Martin et des chevaux de l’écurie de propriétaires. © Claude Bigeon

A 41 ans, Guillaume Bourdon Martin possède une solide expérience : il a débuté en complet, pour être aujourd’hui à la tête du Haras de Sainte-Gemme, une petite structure située à Feucherolles dans les Yvelines où il développe une approche globale. Le bien-être des chevaux et des cavaliers sont au cœur de sa motivation.

Passé par le sport étude de Noisy-sur-Ecole (77), il a participé au championnat d’Europe Juniors de complet en 1995. Chez Gérard Andalo, à Saint-Arnoult-en-Yvelines il est sorti en complet en 4, 5 et 6 ans jusqu’aux deux étoiles. Dans sa discipline d’origine, il est vice-champion de France Juniors et 4e au championnat de France Jeunes-cavaliers avec des chevaux de propriétaires. Puis, dans le cadre de l’Euroride organisé par Saumur, il partira plusieurs mois à l’étranger : en Suède chez Piia Pantsu, la Finlandaise qui préparait les J.O. d’Athènes en 2004 et en Allemagne chez Heinrich Hermann Engemann, l’entraîneur national d’Allemagne.

De retour en France, il intègre le projet de l’ANSF lancé par Philippe Curti, le président de l’époque, afin de monter au centre hippique de Versailles un centre de commercialisation des jeunes chevaux. Six mois puis flop, en raison du changement de président à l’ANSF. Malgré tout, Guillaume Bourdon Martin, restera au centre équestre de Versailles cinq ans où il s’occupera des chevaux de propriétaires. Après un an de break, il cherchait, une écurie à reprendre. Voilà comment, en 2011, il arrive au Haras de Sainte Gemme à Feucherolles, une structure où il commence à louer des boxes puis toute l’écurie.

« Mon idée est de revenir plus sur l’enseignement de base, explique Guillaume Martin Bourdon. De réduire le nombre de chevaux et de valoriser l’heure d’enseignement. Je reviens sur les fondamentaux : qu’est ce qu’un cheval et comment il fonctionne. Le cheval est un athlète quel que soit l’objectif. Il doit être en bon état. Voilà pourquoi j’ai racheté trois hectares en plus pour développer les sorties au paddock. J’ai un grand paddock de 5000 mètres carrés où les quinze chevaux de club sortent toute la journée. Ils sont dehors dès qu’il fait beau. C’est aussi intéressant pour la gestion des boxes. Les cavaliers vont chercher le cheval au paddock. Ils apprécient cette approche, plus proche de l’animal. » Ses cours sont aussi plus individualisés avec le plus possible de travail en autonomie. Les cavaliers manipulent le cheval et font aussi du travail à pied, aux longues rênes. Hunter, horse-ball, cross et de la voltige aussi pour les adultes pour reprendre confiance et se remettre dans la sensation. Au Haras de Sainte Gemme, les cavaliers font un peu compétition en saut d’obstacles (du Club 4 jusqu’à 1m30). Aujourd’hui, il totalise une trentaine de chevaux répartie à part égale entre ceux du club et de l’écurie de propriétaires. « J’ai envie de pérenniser l’approche que j’ai mise en place et faire de la formation, assure Guillaume Bourdon Martin. J’ai un réel intérêt pour le concept d’écurie active pour que le cheval soit au maximum dans un environnement naturel. » Il y a peu de temps, Alexandra Ledermann lui avait confié Pearl Arbour, d’une de ses propriétaires pour le remettre sur 120, 125. Alors une chose le titille : refaire du concours en CSO.