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Jonelle et Tim Price, duo olympique
mardi 05 octobre 2021

Jonelle et Tim Price
Depuis de nombreuses années, Jonelle et Tim Price forment un couple emblématique du concours complet © Coll.

Dans son numéro actuellement en kiosques, L'Eperon vous propose de partir à la rencontre du couple Price. Couple désormais emblématique du concours complet, Jonelle et Tim Price vivent, travaillent, montent et concourent ensemble au plus haut niveau. Après deux saisons sportives très compliquées, c’est également ensemble qu’ils se sont rendus aux Jeux Olympiques de Tokyo afin de défendre les couleurs de la Nouvelle-Zélande. Ils sont parvenus à se hisser en finale individuelle, où Jonelle finit onzième et Tim vingt-quatrième. Portraits.

« Les Jeux Olympiques, c’est ce pour quoi vous travaillez tous les jours. C’est le summum de toute une carrière sportive », indique Jonelle Price qui, à Tokyo, a pris le départ de ses troisièmes JO. Après Londres en 2012 avec Flintstar (Zabalu) où elle a remporté le bronze par équipe et Rio, il y a cinq ans, aux rênes de Faerie Dianimo (Dimaggio) où elle a dû se contenter d’une médaille en chocolat, la Néo-Zélandaise avait assurément une revanche à prendre pour enfin décrocher l’or tant convoité. Une chose est sûre : elle en a le potentiel. Depuis de nombreuses années, Jonelle Price a acquis la réputation d’être l’une des cavalières les plus rapides du circuit, ce qu’elle a notamment prouvé lors des Jeux équestres mondiaux de Caen, en 2014 : elle y avait surpris plus d’un concurrent et plus d’un spectateur, en selle sur son incroyable Classic Moet (Classic) avec qui elle a terminé à la quatrième place en individuel. En 2018, le couple a également réussi l’exploit de remporter le mythique CCI5* de Badminton, en Angleterre. La même année, la Néo-Zélandaise s’est aussi offert la victoire du CCI5* de Luhmühlen, cette fois en selle sur Faerie Dianimo. Aujourd’hui, Jonelle Price est la septième meilleure cavalière au monde selon le classement FEI. Ces expériences et ces victoires laissaient présager une belle performance à Tokyo, avec Grovine de Reve (Hermea de Reve).

Ces Jeux étaient également la concrétisation d’un nouveau rêve pour Tim Price. Réserviste à Rio, cela faisait plusieurs années qu’il voulait intégrer pleinement l’équipe olympique néo-zélandaise – bien qu’il en ait fait partie en 2016 suite à la blessure de Jock Paget et Clifton Lush – et défendre sa place en individuel. Comme sa femme Jonelle, Tim Price a un palmarès impressionnant et a déjà pris part aux plus grands événements, comme les Jeux équestres mondiaux ou les Jeux Olympiques. Parmi ses plus belles victoires figure celle dans le CCI5*-L de Burghley en 2018, avec Ringwood Sky Boy (Courage II). À Tokyo, c’est en selle sur Vitali (Contender) – avec qui il a notamment terminé sixième du CCI4*-S de Luhmühlen cette année – que le numéro deux au classement mondial a pris le départ.

Heureux hasards et destins croisés

Jonelle et Tim sont tous les deux nés en Nouvelle-Zélande et se connaissent depuis l’adolescence. Si Tim a grandi au milieu des chevaux – sa famille travaillait dans ce domaine et sa mère était cavalière – et semblait donc avoir un destin tout tracé, il en était autrement pour Jonelle : rien ne prédestinait la jeune Néo-Zélandaise à choisir ce sport et encore moins à en faire son métier. Elle a mis le pied à l’étrier grâce à l’un de ses amis, qui possédait quelques chevaux. Et la cavalière, devenue une véritable passionnée, ne s’est plus jamais arrêtée de monter. « J'ai eu mon premier poney à l’âge de sept ans. C'était un petit poney gris qui s'appelait Carmen. Je n'ai jamais eu de très bonnes montures car je venais d'une famille qui ne connaissait absolument pas l’équitation. Et c'était peut-être une bonne chose ! », indique Jonelle en riant. « Je montais des poneys fougueux et cela a probablement fait de moi celle que je suis. Si je partais sur un parcours de cross de cinquante centimètres en n’ayant que quatre refus, c’était déjà gagné pour moi ! » Ce n'est que plus tard que Jonelle a eu la chance de monter de bons chevaux. « Lorsque j'avais environ quatorze ans, ma mère m'a acheté un cheval plutôt bon. C'était un jeune, appelé Final Search, qui ne savait pas faire grand chose et à qui j’ai tout appris. Quand je l'ai vendu, je savais déjà qu’il allait avoir un rôle déterminant dans ma future carrière », confie Jonelle.

La suite de cet article est à retrouver dans le numéro 390 de L'Eperon, disponible en kiosques ou sur notre boutique en ligne.