-->

Nouvelles ambitions internationales pour Stéphane Landois
vendredi 14 janvier 2022

Stéphane Landois et Chaman Dumontceau
Stéphane Landois et Chaman Dumontceau © Eric Knoll

Après une saison 2021 très régulière sur les circuits nationaux et internationaux, Stéphane Landois, double champion de France et champion d’Europe Jeunes cavaliers, pourrait faire prendre un nouvel élan à sa carrière en 2022, notamment grâce à la montée en puissance de plusieurs de ses chevaux. Rencontré lors de la finale du circuit Grand National en fin d’année 2021, le complétiste de vingt-sept ans s’est livré sur son parcours et ses ambitions.

La France ne manque pas de cavaliers de talent en ce qui concerne le concours complet et Stéphane Landois fait partie de ceux-là. À l’adolescence, il a suivi le circuit Poney, où il s’illustrait en Grand Prix avec Ick Cayennais (Nudeno du Hardrais). C’est avec lui qu’il a pris part à ses premiers championnats d’Europe, en 2009 alors qu’il était âgé de quinze ans. À l’époque, il était coaché par Brice Luda, cavalier international de concours complet, chez qui il resta jusqu’à ses dix-huit ans. « Ensuite, je suis parti faire trois années au Pôle France Jeunes avec Philippe Mull », raconte Stéphane. De ses années à Saumur, Stéphane n’en est pas reparti les mains vides puisqu’il a quitté les lieux avec deux titres de champion de France Jeunes cavaliers, conquis en 2013 et 2015, ainsi qu’une médaille de bronze récoltée en 2014. Sur ces mêmes années, qu’il a toutes effectuées avec Klan de Cheyliac (Vlan de Vergoignan), il a participé à trois reprises aux championnats d’Europe Jeunes cavaliers, et s’est même offert l’or par équipes en 2013, aux côtés d’Arnaud Etienne Ducoin, Alexis Gomez et François Lemière. À la suite de ses trois années à Saumur, Stéphane effectue un passage éclair de quelques mois en tant que cavalier maison chez Thomas Carlile, avant de prendre ses quartiers « pendant deux ans et demi ou trois ans » chez la famille Méheust, où il coachait la regrettée Thaïs. « Pour l’aider au quotidien et en concours, elle avait besoin d’un coach qui avait un peu plus d’expérience qu’elle, mais dont le fonctionnement était similaire au sien », explique-t-il. Fin 2018, Stéphane déménage en Charente-Maritime avec sa compagne, dans des écuries appartenant à ses beaux-parents.

Patience et indépendance

Cela fait donc quelques années que Stéphane Landois a posé ses valises au haras des Sens à Salles-sur-Mer, à une dizaine de minutes de La Rochelle. Si la localisation n’est pas commune pour un cavalier de concours complet, lui y a trouvé ses avantages. « Je suis plutôt bien placé parce que j’ai le Sud qui n’est pas trop loin et je suis à trois heures de route de Saumur », fait-il remarquer, en plus de mentionner sa proximité avec la mer. Stéphane gère une écurie de trente-cinq chevaux comprenant évidemment ses chevaux de concours et de valorisation, mais aussi une écurie de propriétaires, et travaille sous les conseils de Vincent Guilloteau sur le dressage et Gilles Véron à l’obstacle. 

Dans son piquet, il compte actuellement deux chevaux pour prendre part aux plus grosses épreuves. Citons d’abord Uh La Up de Crazy (Darius du Bois), un Selle Français de quatorze ans qu’il a formé de A à Z. « Avec ma famille, on l’a acheté lorsqu’il avait quatre ans au moment où j’ai intégré Saumur. L’idée était d’apprendre à former un jeune cheval, en plus d’avoir deux chevaux avec qui je faisais les Juniors », se souvient le cavalier. « Je l’ai formé et nous avons avancé et évolué ensemble. » Après avoir suivi le circuit Jeunes chevaux et cumulé de l’expérience sur des concours internationaux, Stéphane et Uh La Up font leurs débuts en Pro Elite en 2016, au Lion d’Angers. L’année suivante, ils intègrent une écurie du Grand National, circuit sur lequel ils évoluent toujours et qui convient parfaitement au bai. En 2021, ils ont participé aux étapes du Lion d’Angers, de Vittel et du Haras du Pin, où ils se classent d’ailleurs septièmes. « Uh La Up s’est blessé à Bramham en 2018. On a pris le temps de le faire revenir à son meilleur niveau au fur et à mesure, on faisait en sorte de lui laisser le temps de bien récupérer après chaque concours », confie Stéphane, qui s’est beaucoup appuyé sur le circuit du Grand National pour préparer le retour de son partenaire à un format long de niveau 4*. « J’ai essayé un 4*-L à Lignières, mais j’ai senti que ce n’était plus pour lui », reconnait-il honnêtement. « L’année prochaine, il restera sur le format Grand National, mais il ne fera pas beaucoup de concours complets. En 2021, il a également gagné en CSO 1,35 mètre, donc je vais jongler là-dessus pour optimiser sa fin de carrière. »

La suite de cet article est à découvrir dans le numéro 400 de L'Eperon Hebdo (paru le 12 janvier 2022), disponible sur notre boutique en ligne.