Océane Dougnac Galant : "Brahms c'est Obélix, il est tombé dans la marmite de potion magique quand il était petit "
samedi 14 novembre 2020

Océane Dougnac Galant et Brahms Hoy
Océane Dougnac Galant aux côtés de son Brahms Hoy © France Complet (Pierre Barki)

Passionnée d'équitation depuis toujours, Océane Dougnac Galant touche du bout des doigts le haut-niveau en concours complet. Le fruit de belles rencontres et de belles histoires sur lesquelles elle a bien voulu revenir pour L'Eperon.

A Pratoni Del Vivaro il y a deux semaines, il y avait les multi-médaillés allemands, Michael Jung et Ingrid Klimke, le champion suisse Félix Vogg, ainsi que quelques bons cavaliers tricolores à l’image de Gireg Le Coz, Myriam Rambaud Measson et Océane Dougnac Galant. Cette dernière était d’ailleurs heureuse de sa onzième place dans le CCI 4*S, elle qui participait pour la première fois à une épreuve de ce niveau avec Brahms Hoy. « Sur le plat, je recherche avant tout de la fluidité sinon je peux vite avoir de la contraction et des fautes. Le contrat a  été rempli avec une jolie reprise fluide. Les notes sont tout de même restées un peu basses par rapport à ce que nous avions l’habitude d’avoir, c’était un peu surprenant mais c’était pour tout le monde pareil. Sur l’hippique, le cheval a très très bien sauté même s’il y a eu une faute bête en sortie de combinaison. Il s’est surtout démarqué sur le cross. Le terrain là-bas est assez valloné, les chevaux sont vite éprouvés mais ça n’a pas été le cas de Brahms. Il a avalé le cross avec beaucoup de ferveur, comme d’habitude. Il a fait ça comme un chef ! », détaille Océane. Elle était venue à Pratoni pour profiter tout en découvrant ce niveau d’épreuve, objectif rempli donc ! 

Désormais, Océane aimerait faire le CCI 4* de Barroca d’Alva, au Portugal, avant la fin de l’année. « J’ai besoin de prendre de l’expérience sur ces épreuves. En plus de ça j’adore ce pays, j'ai également la nationalité portugaise », confie-t-elle. Pour cela, elle peut compter sur Brahms Hoy, un Selle Français de neuf ans qu’elle a trouvé il y a cinq ans et formé elle-même en passant sur les Cycles Libres. « On l’a acheté en se disant qu’il conviendrait pour le circuit Amateur. On s’est vite rendu compte qu’il avait un potentiel bien plus important, c’était une bonne surprise  ! », sourit-elle. « C’est un dinosaure d’1m80, costaud et bien charpenté. Aux écuries on l’appelle Obélix à cause de ses origines gauloises, sa taille et surtout parce qu’il m’a toujours impressionnée par son énergie débordante, on dirait qu’il est tombé dans la marmite de potion magique quand il était petit  ! » Cette taille qui aurait pu être un défaut n’en est finalement pas un. « Ce genre de cheval est peut-être un peu plus difficile à construire mais sur le long terme c’est plutôt un avantage. Il a une grande action qui est assez confortable et il a appris à se replier avec le dressage. » Ajoutez à cela un bon tempérament et vous obtenez un cheval taillé pour le concours complet. «  Il a une très bonne lecture des obstacles. On a l’impression qu’il comprend vraiment et qu’il ne veut que bien faire et bien écouter », soutient Océane. 

La cavalière ne dispose pas d’autres chevaux pour le haut-niveau. Il faut dire qu’elle s’est lancée en tant que professionnelle il y a quatre ans seulement puisqu'elle était auparavant docteur en pharmacie. Depuis elle est installée aux écuries des Grandes Terres à Lentilly (69). Elle cherche à développer le côté commerce mais vit principalement de l’enseignement.  « On a de beaux terrains pour évoluer sur le circuit club et amateur grâce à des organisateurs passionnés et acharnés. Pour les niveaux d'épreuves supérieur, nous devons faire quelques kilomètres mais c'est inhérent à la discipline. »

A ses côtés il y a toujours Ottawa K CM, un paint horse qui l’a emmenée des épreuves Club au CCI 2* du Pouget en 2018 ! « C’était à la base un petit caprice d’ado, je le trouvais trop mignon ! J’ai finalement eu beaucoup de chance avec les chevaux que j’ai rencontrés. Ottawa m’a toujours tout donné, même s’il n’était pas du tout taillé pour le complet à la base. Il a eu et il a toujours son petit fan club, surtout avec sa robe atypique ! » Ottawa évolue aujourd’hui avec Yuna Mimin, l’une des élèves d’Océane. Cette dernière cherche donc d’autres chevaux pour la porter à haut-niveau et préparer la relève de Brahms. C’est tout le mal qu’on lui souhaite.