Et si l'équipe de France rêvait encore des Jeux ?
jeudi 14 novembre 2019

Ambiance
Ambiance © Scoopdyga

Le bruit court depuis quelques semaines : l'équipe de France de dressage aurait encore une chance de se qualifier pour les Jeux Olympiques. Pour cela, il va falloir attendre de voir si les nations qualifiées remplissent pleinement les conditions de qualification avant le 31 décembre 2019.

Quinze nations se sont qualifiées pour les Jeux Olympiques, mais avant la fin de l'année, toutes doivent avoir rempli le certificat de capacité exigé par le Comité national olympique (CNO). Ce certificat demande à ce que chaque nation puisse justifier que trois de ses cavaliers aient obtenu par deux fois (si ce n'est plus) la moyenne de 66% dans un Grand Prix de niveau 3* minimum. Ces notes doivent être attribuées pour un juge 5* n'appartenant pas à la même nation. Pour le moment, deux nations n'ont pas encore rempli ces conditions : l'Afrique du Sud et le Brésil. 

Des quotas réalisables ? 

Du côté du Brésil, la qualification a été obtenue lors des Jeux Panaméricains grâce à la médaille de bronze décrochée par équipe. Toutefois, le vivier de couples est plutôt faible : ils ne sont que quatre à s'illustrer sur les internationaux et pour l'heure, seul Leandro Aparecido da Silva a rempli les quotas. Début novembre, le Brésil avait donc engagé deux cavaliers au CDI 4* d'Oldenbourg. Pedro Manuel Tavares de Almeida et Edneu José Senhorini, ont obtenu 65.891% et 62.022% dans le Grand Prix, pas de quoi assurer leur place à Tokyo mais il faudra tout de même suivre de près leurs prochaines sorties. Edneu José Senhorini tentera à nouveau sa chance lors du CDI 4* qui se courra à Munich le week-end prochain. 

L'Afrique du Sud s'est elle qualifiée aux Pays-Bas lors du CDI 3* d'Exloo, qui était la seule qualificative du Groupe F (comprenant les pays d'Afrique et du Moyen-Orient). Si Tanya Seymour, qui a déjà pris le départ des Jeux à Rio et des JEM à Caen, et Gretha Ferreira, élève de l'excellent cavalier danois Daniel Bachmann Andersen, ont d'ores et déjà rempli le contrat, il ne reste plus qu'à Laurienne Dittmann et Nicole Smith de signer un seul Grand Prix à 66%, un objectif qui semble plutôt réalisable. 

Qu'ils soient Brésiliens ou Sud Africains, la plupart de ces couples évoluent en Europe. Jusqu'au 31 décembre, neuf concours vont leur permettre de rentrer dans les clous. Il s'agit des étapes Coupes du Monde de Stuttgart, Madrid, Salzbourg, Londres et Malines, les CDI 5* de Stockholm et de Francfort, mais aussi le CDI 4* de Munich ou le CDI 3* de Moscou.  

L'Autriche, la France et le Luxembourg en embuscade 

Si l’une de ces nations (ou les deux) ne remplit pas les conditions d’ici le 31 décembre, elle sera remplacée par une (ou deux) nation(s), celle qui possède les trois cavaliers les mieux placés dans le classement mondial. Pour l'instant, l'Autriche et la France semblent être les mieux placés, loin devant le Luxembourg ou la Belgique. 

Ce mois-ci, les trois meilleurs couples tricolores sont : Morgan Barbançon Mestre et Sir Donnerhall II (49èmes), Anne-Sophie Serre associée à Actuelle de Massa (70èmes) et Alexandre Ayache avec Zo What (94èmes). Les deux premières paires se rendront à Madrid pour tenter d'améliorer leurs rangs.  

Si toutefois aucune place ne se libère par équipe, la France tentera de décrocher une place en individuel. Pour cela, elle doit placer l’un de ses couples aux deux premières places du groupe B de la ranking olympique d’ici le 31 décembre. Pour l'heure, Morgan est première de ce groupe.