Morgan Barbançon Mestre : "Notre méthode d'entrainement porte ses fruits"
mardi 20 août 2019

Morgan Barbançon Mestre et Sir Donnerhall II Rotterdam 2019 championnat d'Europe
Une caresse bien méritée pour Sir Donnerhall II, auteur d'une reprise notée à 71,599% aux rênes de Morgan Barbançon Mestre © Eric Knoll

Associée à Sir Donnerhall II, Morgan Barbançon Mestre était la dernière cavalière française à s'élancer sur l'épreuve du Grand Prix des championnats d'Europe de Rotterdam. Avec une moyenne de 71.599 %, la n°1 du dressage Français atteint les objectifs fixés par la fédération nationale et permet à l'équipe d'espérer encore la qualification olympique malgré l'élimination hier de Charlotte Chalvignac/Lights of Londonderry.

"Ce n'est parce qu'il y a un obstacle sur la route qu'il faut baisser les bras". Faisant référence à l'élimination de sa coéquipière Charlotte Chalvignac/Lights of Londonderry hier (lire ICI), Morgan Barbançon a prouvé toute sa force de caractère et sa détermination aujourd'hui dans le Grand Prix. Avec une moyenne de 71,599%, l'amazone se réjouissait de la prestation de Sir Donnerhall, qui, en dehors d'avoir trébuché en fin de diagonale au trot allongé, a déroulé une reprise sans-faute. "Je suis très très contente du cheval, il a tout donné aujourd'hui. Normalement, les appuyers au trot sont notre point fort, et finalement ce n'est pas les mouvements où j'ai pris le plus de points. Dans son appuyer à droite, il manquait de stabilité dans la tête, le gauche était plus réussi. On avait connu quelques difficultés dans le reculé, aujourd'hui c'était très bien. On a amélioré les piaffers, le pas allongé -dans lequel il se tordait et qui aujourd'hui était bien droit-... Etonnamment, le travail au galop est devenu notre point fort avec les pirouettes, le zigzag, les changements de pieds avec de plus en plus de rectitude. Je suis très fière de lui". 

En progression depuis le début de la saison, le couple répète ses performances et semble avoir trouvé son rythme de croisière. "Je monte Gus (le surnom de Sir Donnerhall, ndlr) depuis la fin de son année de 6 ans. L'an passé, les choses étaient encore un peu bancales dans le sens où on alternait les bonnes et les mauvaises notes. Fin d'année dernière, on a vraiment trouvé la méthode d'entrainement qui convient au cheval : tout le travail se fait en amont des compétitions, et une fois sur le concours, c'est plutôt du repos. Arrivé sur l'évènement, nous faisons des séances courtes et intensives plutôt que de longues séances de travail afin de ne pas le vider de son énergie. Il faut essayer de le garder frais au maximum, devant la jambe, et qu'il ait envie de travailler. On a réussi ici et j'espère qu'on va continuer sur cette lancée". 

Des ajustements dans le travail qui permettent a Morgan de dérouler des reprises avec un cheval dynamique, et donc, de monter ses mouvements un peu plus forts pour aller chercher des points. "Le cheval sait ce qu'il a à faire. L'idée est vraiment de garder toute l'énergie pour qu'il soit frais et brillant. En tout honnêteté, c'est beaucoup plus facile de devoir lui dire "oh" et de le tenir un peu que de le pousser toute l'épreuve, sinon on se retrouve vite avec un cheval long comme un saucisson ! (rires)". Concernant la qualification olympique, le destin de l'équipe de France est maintenant entre les mains de ses concurrents. Les notes du dernier couple irlandais et portugais seront décisives. "On n'a plus qu'à attendre... Mais une chose est sure, nous avons donné le meilleur de nous-mêmes, je ne rentrerai pas à la maison avec des regrets"

Les résultats complets ICI