Les cavaliers d’endurance reviennent en piste
samedi 27 juin 2020

La Vacquerie
La Vacquerie © Jean Louis Perrier

Les concours d’endurance ont repris le 24 juin avec deux journées SHF sur le site de l’élevage Sérane-Larzac près de la Vacquerie (34). Un retour en piste dans de parfaites conditions pour le grand bonheur des adeptes de la discipline.

Pour cette reprise de l’endurance, on ne pouvait pas mieux rêver que les grands espaces du plateau du Larzac ! Pour faire face aux obligations du protocole sanitaire, Christèle Derosch et Jean-Claude Gobart ont déplacé le site de base de la course, traditionnellement organisée au départ du village de la Vacquerie, sur leur propriété au cœur des 1 000 ha qu’ils exploitent pour l’élevage de chevaux d’endurance, et maintenant de quelques dromadaires ! La boucle de 20 km a bénéficié d’un travail du sol pour offrir un circuit parfait aux participants, enchantés de ce retour en piste. Tout le monde s’est plié aux exigences sanitaires, notamment avec le port du masque dans l’aire de contrôle vétérinaire.

Pas moins de 150 engagés sur les deux journées ont répondu présents à ce premier rendez-vous post confinement. Les cavaliers professionnels d’endurance, bénéficiant en général d’installations dans le cadre de propriété en extensif, ont pu poursuivre l’entrainement pendant cette période de restriction de circulation, et l’ensemble des chevaux affichait de bonnes conditions. Ils n’ont été que sept à ne pas obtenir leur qualification sur ce concours où on a noté la présence de contrôle anti dopage le deuxième jour.

Dans cette région berceau de l’élevage endurance, on a pu voir évoluer des chevaux représentants quelques uns des élevages habitués des palmarès comme ceux du Barthas, Fausset, Font Noire, Ghazal, Vialettes, Fignols... Sans oublier celui du Larzac, organisateur de ces deux journées, ou l’élevage aveyronnais de Bozouls toujours très performant aux finales SHF d’Uzès et qui présentait ici une dizaine de jeunes chevaux. On voit apparaître aussi les produits des investisseurs étrangers qui élèvent en France comme ceux de l’écurie Al Shaqab aux couleurs du Qatar. L’importance de la génétique par les lignées maternelles se confirme avec la présence de chevaux issus de juments performantes sur 160 km. On remarque notamment deux des jeunes élèves de l’écurie Miletto Mosti, par Enzo d’Alauze, Faena d’Armani, une fille de Falène de la Drôme, une des juments les plus titrées sur 160 km, et Fendi d’Armani, petite fille de Baja de Piboul, elle aussi gagnante en CEI 3* et représentante d’une des meilleures lignées du PS arabe. On suivra aussi avec intérêt la carrière de Kidame de Jansavis, 5 ans, par Djevar des Graves montée par Nicolas Ballarin qui avait obtenu la mention Elite en 6 ans l’an dernier pour sa sœur utérine Kahina de Jansavis issue aussi de l’élevage de Françoise Bessière Felga. 

Tandis que les concours FFE reprennent progressivement avec des épreuves jusqu’à 80 km, les cavaliers attendent avec impatience la remise à plat du calendrier international. L’annonce par la FEI du report du Mondial, initialement prévu en septembre en mai 2021, avec des championnat d’Europe à la fin de l’été de cette même année a été largement appréciée. Mais les besoins de participation en CEI 3* sont maintenant importants pour qualifier des chevaux selon les nouvelles règles FEI applicables au 1er juillet 2020.