Open d'Argentine : La Dolfina et Adolfo Cambiaso, supersoniques
lundi 16 décembre 2019

La Dolfina Open Argentine 2019
La Dolfina arrive en troisième position de clubs ayant gagné le plus d’Opens et Cambiaso en est pour l’instant à seize victoires personnelles ce qui le situe en quatrième position au palmarès des plus grands gagnants de tous les temps, © Pascal Renauldon

Comment arrêter La Dolfina ? C’est la question que tout le monde se pose sur la planète polo. Cambiaso et ses trois compères, quatre même cette année où le remplaçant a dû rentrer en jeu, pour leur part, ne se posent pas la moindre question : ils gagnent.

Cette année, c’était la septième fois en huit finales consécutives que La Dolfina remportait ce trophée tant convoité depuis… 1893. La septième fois avec ces même quatre joueurs, mais le club fondé par Adolfo Cambiaso en 2002 a remporté l’Open à treize reprises, avec toujours son fondateur aux commandes ! Depuis 2002, La Dolfina n’a manqué qu’une seule finale, c’était en 2004, mais la formation actuelle est assurément la plus forte de tous les temps. La Dolfina arrive en troisième position de clubs ayant gagné le plus d’Opens et Cambiaso en est pour l’instant à seize victoires personnelles ce qui le situe en quatrième position au palmarès des plus grands gagnants de tous les temps, derrière des joueurs d’une autre époque. Aujourd’hui, le polo moderne est plus exigeant physiquement et Cambiaso n’a cesse de travailler avec des coaches sports sportifs et des physiothérapeutes pour entretenir son corps de 45 ans comme celui d’un jeune-homme de 25 ans ! Car l’homme a encore des envies, celle notamment de gagner ce titre avec son fils, Adolfo Jr (alias Poroto - le haricot !), âgé seulement de 14 ans, et ses deux neveux, les révélations de l’année, Barto (18 ans) et Jeta (16 ans) Castagnola, qui ont quelque peu bouleversé la hiérarchie cette année et monteront bientôt sur ce podium. La question est de savoir avec qui. Beaucoup spéculent, Cambiaso le premier !

Sur le terrain Cambiaso a été tout simplement un extra-terrestre. Si son coéquipier, Pablo McDonough, auteur d’un match fabuleux également, a été sacré meilleur joueur de la finale, Cambiaso a été spectaculairement décisif dans les moments clés, ceux où il ne fallait pas laisser le moindre espoir à ses pauvres adversaires d’Ellerstina. Le match a été entaché de quelques chutes, celle de Juan-Martin Nero notamment, un peu groggy qui a dû laisser sa place au remplaçant brésilien de La Dolfina, Rodrigo Ribeiro de Andrade, handicap 8. Qui a fait mieux que de boucher les trous, avec des actions défensives décisives et deux goals inscrits en une période un quart, dont un qui lui a été offert par Cambiaso. Car le meilleur joueur du monde a également de la classe ! Et Andrade devient le premier Brésilien de l’histoire à remporter ce titre mythique. 

La Dolfina : Adolfo Cambiaso 10 (6 goals dont deux pénalités), David Stirling 10 (1), Pablo Mac Donough 10 (5) et Juan M. Nero 10 (2 pénalités) (sorti sur commotion et remplacé Rodrigo Ribeiro de Andrade 8 (2 goals) à 4m. 49s. du 7ème chukker). Total : 40.

Ellerstina : Facundo Pieres 10 (8 goals dont six pénalités), Gonzalo Pieres 9 (1), Polito Pieres 10 (3) et Nicolás Pieres 10. Total : 39

Progression La Dolfina : 1-0, 4-1, 5-3, 9-4, 12-6, 12-9, 13-10 et 16-12