Alexis Deroubaix : « Carmen du Plessis est aujourd’hui le meilleur élément de mes écuries »
mercredi 09 juin 2021

Alexis Deroubaix
Alexis Deroubaix peut aujourd'hui compter sur un très bon piquet de chevaux © Scoopdyga

Le week-end dernier, Alexis Deroubaix s’imposait dans le Grand Prix du CSI3* de Cabourg, en selle sur Aldo du Plessis. Auteur de belles performances avec ses différentes montures depuis quelques semaines, le Nordiste semble confiant pour l’avenir et confie avoir peut-être trouvé la relève de son regretté Timon d’Aure.

Deux fois quatrième du CSI4* de Bourg en Bresse avec Kitona de Muze et Bornthis Way Chapelle et gagnant du CSIYH1* de ce même événement avec Estoy du Plessis, septième du CSI5* de Saint-Tropez et vainqueur du CSI3* de Cabourg avec Aldo du Plessis… Une chose est sûre : en ce moment, Alexis Deroubaix semble très en forme. Et cela, notamment parce que le cavalier a su se constituer un solide piquet de chevaux. En tête de ce dernier : Kitona de Muze (Vigo d’Arsouilles), qui l’accompagne sur les plus grosses épreuves. Une jument « froide dans sa tête, volontaire et quasiment sans reproche », comme la décrivait André Chenu à L’Eperon l’été dernier lors du Grand National de Notre Dame d'Estrées, où le couple remportait l’épreuve phare. Au-delà des bons résultats, c’est grâce à Kitona qu’Alexis Deroubaix a pu intégrer de nouveau l’équipe de France. En novembre dernier, le couple a en effet porté la veste bleue lors du CSIO3* de Vejer de la Frontera. « Aujourd’hui, Kitona a pris la place de Timon dans mon piquet mais elle n’est pas la seule à prétendre à ce titre », confie Alexis.

La qualité des « du Plessis »

Parmi les chevaux d’Alexis Deroubaix, nombreux sont évidemment issus de l’élevage du Plessis du couple Chenu avec qui il travaille depuis de longues années. Aldo (Orient Express) est l’un des plus expérimentés et l’une des meilleures cartouches du cavalier. « Nous avons toujours cru en ce cheval. Il a très bien sauté à huit ans mais a ensuite malheureusement eu la maladie de Lyme et sa convalescence a été assez longue. Avec la Covid et la rhino qui sont apparues par la suite, on peut dire que ces deux dernières années ont été difficiles pour Aldo. Mais depuis le mois de janvier dernier, il est vraiment très régulier en compétition, sur des épreuves 1,45m/1,50m », souligne-t-il. Objectif pour le couple : devenir régulier et performant au niveau 5*. « Les CSI5* sont une vraie étape à passer, c’est presque un autre sport. Je pense qu’Aldo en a les moyens, mais tant qu’il ne les aura pas faits, je ne pourrais pas en être assuré », ajoute le cavalier.

Dans son piquet, le Nordiste compte également quelques chevaux d’avenir, comme Bornthis Way Chapelle (Kashmir van Schuttershof). « Je monte Bornthis depuis qu’il a six ans. C’est un cheval un peu délicat, mais formidable. C’est un vrai cheval d’avenir », précise le cavalier. Autre bonne monture en devenir : Estoy du Plessis, une jument de sept ans par Utrillo VD Heffinck. « Elle est prometteuse, très respectueuse, avec beaucoup de qualités », comme la décrit Alexis, assurément ravi de son piquet et serein pour la suite de sa carrière.

Carmen du Plessis, la relève

Alexis Deroubaix ne le cache pas, s’il y en a bien une qui a tout pour exceller à très haut niveau, c’est Carmen du Plessis. À seulement neuf ans, cette fille de Padock du Plessis montre déjà de véritables atouts et un grand potentiel. « Je crois que Carmen du Plessis est aujourd’hui le meilleur élément de mes écuries. Avant qu’elle ne se blesse, elle tournait sur des épreuves à 1,45m et en CSI2*. Elle n’a pas encore sauté 1,50m mais j’ai confiance à ce niveau-là, elle a tellement de facilités qu’elle devrait très bien y arriver », confie le cavalier. La jument, qui devrait bientôt faire son retour sur les terrains de compétition, avait en effet enchaîné les bonnes performances cet automne à Saint-Tropez et au Mans ainsi que cet hiver à Vejer de la Frontera. Lors de son dernier départ au mois de février, elle se classait également quatrième du CSI2* de Royan. Si encore quelques mois de travail et d’expérience sont nécessaires, Alexis Deroubaix n’en doute pas : Carmen du Plessis devrait assurer la relève de son regretté Timon d’Aure et l’emmener à nouveau au plus haut niveau.