Battus par les américains mais non sans mérite…
vendredi 29 mai 2009

rome9-leprevost-jubilee
Pénélope Leprevost et Jubilée d'Ouilly - Ph. www.jmint.eu / Remco Veurink

Le match Etats-Unis/France, pressenti la veille de la Coupe des Nations, Piazza di Siena, a bien eu lieu. Et s’il a tourné à l’avantage de l’équipe de Georges Morris qui avait parlé d’entrée de jeu en alignant trois sans faute dans la première manche, les tricolores n’ont jamais capitulé. ITV de Pénélope Leprevost

     ITV de Pénélope Leprevost

Jusqu’à la dernière minute ils se sont battus, escomptant un barrage salvateur. Pénélope Leprevost auteur, avec Jubilée d’Ouilly, de l’un des quatre doubles sans faute de la Coupe ( Ashlee Bond/Cadett 7, Clarissa Cotta/Westside Meerputhoeve et John Whitaker/Peppermill) était déjà dans les starting-blocks. Mais le Californien Richard Spooner et Christallo n’ont pas craqué. « Je devais ce sans faute à mes équipières qui avaient fait un sacré boulot dans la première manche ». Ses coéquipières ? Lauren Hough et Quick Study (0+8), Ashlee Bond on l’a vu qui aurait eu la charge de barrer au cas où… et l’expérimentée Laura Kraut avec Cedric (0+4).Un sans faute de Spooner qui arrêtait les compteurs en l’état mais laissait aussi l’équipe de Laurent Elias sur sa faim. Sûr que le successeur de Gilles Bertran de Balanda aurait aimé entamer son capitanat par une victoire à La Baule comme en leur temps Marcel Rozier, Patrick Caron ou Jean Maurice Bonneau. Les Français, à Rome, sur 77 Coupes des Nations disputées depuis 1926, n’en ont pas gagné moins de 18 (26 pour l’Italie contre 5 pour les Etats-Unis). C’est dire la joie de Georges Morris ineffable lors de la conférence de presse où il s’étendit longuement sur les restes de l’équitation prodiguée il y a un siècle par un certain Caprilli!

 

Derrière la normande qui forme un couple irréprochable avec la fille de Palestro II, Timothée Anciaume, après une première manche entachée d’une faiblesse de Lamm de Fétan sur un oxer sur bidet (N°6), avait en effet corrigé le tir. Sans faute et fin du syndrome Baulois (4+4 sur le même oxer)! De leurs côtés, tandis que Nicolas Delmotte et Lucianno HN n’avait pas encore retrouvé toute leur régularité (4+8) il s’en est fallu de peu que Kevin Staut ne réussisse lui aussi le score parfait dans la seconde manche (0+4). Dernière séquence du film: vertical et à six foulées le double (11 a et 11 b)… Un cheval qui ne demande qu’à s’éclater, qui prend un peu la main (celle bandée depuis La Baule), une reprise qui ne passe pas parfaitement et l’entrée du double qui ne pardonne pas ! Une équipe de France qui n’a pas déçu, dont le potentiel et la motivation transpirent, bref prometteuse.Derrière les Bleus, la Grande Bretagne qui restait sur deux victoires consécutives à Rome -et dont on ne se méfie jamais assez, lassée peut être de retrouver encore et toujours les deux pères (frères) Whitaker qui encadraient avec Nick Skelton le phénomène Ben Maher-, faisait jeu égal avec la Suisse. Totalement remaniée après la Baule la formation Helvète (Christina Liebherr, Jane Richard, Clarissa Crotta et Daniel Etter) et prouvant ainsi, une semaine avant St Gall, sur son terrain, qu’il faudra compter avec elle tout au long de ce centenaire de la Super League (le circuit ancestral des Coupes des Nations) dont Meydan City (Dubaï) est le partenaire. L’équipe du flegmatique Rolf Grass en occupe en effet provisoirement la pole position (15,5 pts), devant les Etats-Unis (12), la France, (11) l’Allemagne (9,5) et la Hollande (8).

Résultat détailléPhoto par www.jmint.eu