CSI-W s'Hertogenbosch: Fellers et Flexible font leur show.
jeudi 19 avril 2012

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Rich Fellers et Flexible © Jean-Louis Perrier

La pôle position de Rich Fellers, au soir de la première manche de cette 34 ème finale de Coupe du Monde Rolex, a un petit côté de déjà vu… C’était à Genève en 2010, dans des circonstances tout à fait équivalentes et, hélas, cela n’a pas été aussi loin que le Californien au style inimitable ne l’escomptait alors.

Flexible, son petit alezan, fils de l’irlandais Cruising et seul représentant de l’élevage de la Verte Erin en plein fief KWPN (11 représentants sur 37 partants) est lui aussi un drôle de gaillard qui ne fait toujours pas ses seize ans. Enfin, en début de compétition !

Il aura fallu l’assaut de ce couple éminemment sympathique pour réveiller un public qu’on attendait plus nombreux et, bouter dehors un certain Rik Hemeryck, Belge de son état qui montait lui aussi un représentant bien de chez lui, on veut dire d’Outre Quiévrain. Quarko de Kerambars, inscrit au stud-book SBS, qu’on avait découvert l’an dernier dans le Grand Prix du Saut Hermès qu’il avait remporté, avait signé d’entrée de jeu (N°1 sur la liste), dans un style tout a fait décomplexé, un chrono qui a eu de la tenue !

Aux basques de ces deux couples hors norme, les Suisses Steve Guerdat (Nino des Buissonnets) et Pius Schwizer (Ulysse) très à l’aise sur un parcours qui n’avait rien d’un long fleuve tranquille, dessiné par le chef de piste batave Loris Konickcx, occupent provisoirement les deuxièmes et quatrièmes places, juste devant Kevin Staut et Silvana HDC (5 ème). Motivé le numéro un Français. Au tiers du parcours il semblait en mesure d’être très près du chrono de référence. Le soin qu’il mit pour assurer le sans faute, notamment dans la dernière ligne, avant l’oxer final, lui coûta probablement quelques dixièmes de secondes.

Le Haras des Coudrettes conserve ses chances

Ces dixièmes que Patrice Delaveau qui montait Ornella Mail l’autre jument du Haras des Coudrettes grattait, lui, mais sans, à l’inverse,pouvoir conclure sans la faute sur le dit oxer Rolex (13 ème au final).

Peu de cavaliers, on l’a dit, parvinrent à couler un parcours rapide, fluide et sans tâche comme le réalisa encore le Hollandais Harrie Smolders et Regina Z (7 ème). Pour préserver leurs chances, des spécialistes comme Marcus Ehning (9 ème avec Sabrina, malgré une barre au sol) qui pourrait être le premier cavalier à réaliser la passe de quatre en finale de Coupe du Monde ou Rolf Göran Bengtsson le N° 1 mondial, sixième avec Casall La Silla, concédèrent quelques secondes. Plus hardis de sérieux clients comme Richard Spooner (Christallo) ou Eric Lamaze qui montait Coriana van Klapscheut -avec le même entrain qu’il montait feu Hickstead (10 ème)-, n’évitèrent pas les fautes. Et l’on n’enfoncera pas le tenant du titre Christian Ahlmann et Taloubet Z (trois fautes) ni ses compatriotes Ludger Beerbaum (Chaman) ou Marco Kutscher(Satisfaction FRH) qui se donnèrent le mot : deux fautes chacun et peu de chance de revenir jouer les premiers rôles. Madame Madeleine Winter-Schulze,propriétaire des deux étalons doit être déçue. Comme le public hollandais qui n’a que deux compatriotes à supporter (Harrie Smolders et Maikel van der Vleuten, 18 ème) ce qui est assez étrange pour un pays où l’équitation est presqu’un sport national.

Mais la partie n’est évidemment pas terminée. On sait d’expérience que les parcours attendus demain et dimanche permettent au quinze premiers classés de croire en leurs chances jusqu’au bout.

 

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