CSI-W s'Hertogenbosch: Pius Schwizer ne lâche rien !
vendredi 20 avril 2012

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Pius Schwizer et Carlina © www.scoopdyga.com

Au terme de la seconde manche de cette finale de Coupe du Monde Rolex, le Suisse Pius Schwizer se contentait au barrage d’une seconde place derrière l’Allemand Philipp Weishaupt et devant l’Allemand Marco Kutscher. Ecoutez les réactions des deux tricolores.

C’est qu’à cinquante ans il sait compter le Lucernois ! Sa petite concession n’obérait en rien la pole position convoitée avant la finale de dimanche devant son jeune compatriote Steve Guerdat. Un scénario qui avait un petit air de déjà vu pour Guerdat aujourd’hui coaché par Thomas Fuchs… C’était à Las Vegas en 2007, au même stade de l’épreuve le jeune homme faisait jeu égal avec son compatriote Beat Maendli (Idéo du Thot) qui, cette année là, lui avait ravi les honneurs le dernier soir ! 

Sévère, déroutant ce parcours de Grand Prix concocté par Loris Konickcx ! Longtemps qu’on n’avait pas vu, ainsi, un barrage en petit comité ni une combinaison, un triple en fin de parcours (vertical, oxer, vertical à une foulée), s’ériger en juge de paix. Le nombre de fautes cumulées sur ce milieu de triple fut impressionnant (17 sur 30 partants) et ne laissa filer que trois couples vers le barrage. Et, dans les trois cas, ce n’étaient pas les couples de la veille : Marco Kutscher qui fut le premier à s’élancer avait préféré le solide Cornet Obolensky à Satisfaction FRH, Philipp Weishaupt Monte Bellini à Souvenir et Pius Schwizzer Carlina à Ulysse… Etait ce le secret de la réussite ?

Eric Lamaze avec Coriana van Klapsheut qui écopa d’un point de temps dépassé mais épargna à sa jument un effort supplémentaire qui pourrait être un avantage au final, pourrait l’attester. Tout comme  Beezie Madden et Cortes C, Steve Guerdat et Nino des Buissonnets qu’on a connu en France sous la selle de Guillaume Foutrier, Kevin Staut  (Silvana HDC), les Américains Rich Fellers (Flexible) et Margie Engle (Indigo) ou encore Patrice Delaveau (Ornella Mail HDC) qui eux n’avaient pas changé de monture et  concédèrent tous une faute, inscrivant des chronos allant dans cet ordre decrescendo.

Les Bleus dans la course

Assurément la compétition était difficile et la sympathique émulation qui n’a d’égal que le  sérieux des deux français et de l’écurie du Haras des Coudrettes pour laquelle ils concourent, a probablement contribué à leur résultat. Pénalisés tous deux d’une faute sur cet improbable oxer blanc, ils terminaient respectivement à la 7 ème et à la 10 ème place de l’épreuve.

Et en embuscade…

Mais l’important, au delà de la performance du jour, ce sont les positions et les écarts de points affichés au classement général établi au terme des deux premières manches, lesquels sont déterminants pour le final dominical. Car sur ce plan, les deux coéquipiers tirent remarquablement leur épingle du jeu. En embuscade et comment Kevin Staut avec la fille de Corland ! Juste trois petits points de handicap derrière Pius Schwizer le leader, qui repartira lui avec un score vierge suivi de Steve Guerdat et de Rich Fellers qui font jeu égal avec un point chacun. Oui, trois points de handicap qui s’ajouteront aux scores de dimanche. Trois points c’est moins d’une faute. Trois points c’est rien !

Quant à Patrice Delaveau  (8 pts) il est à deux fautes de la tête du classement provisoire. Exaequo le normand et la vaillante fille de Lando avec Harrie Smolders qui apparaît le seul Hollandais en mesure de donner encore un peu d’espoir à un public bien moins nombreux pour cette finale de Coupe du Monde de Saut d’obstacles que pour celle de dressage et Rolf Göran Bengtsson le Numéro un mondial qui ne put résoudre l’équation du triple et de l’oxer qui s’en suivait.

Les Français n’ont pas dit leur dernier mot!

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